Ministres suicidés

Publié le par Yves-André Samère

Qu’un ministre déchu se suicide, cela se produit parfois. En 1936, c’est Roger Salengro, ministre de l’Intérieur et socialiste, devenu l’objet d’une campagne de diffamations de la part de l’extrême droite. Il finit par se suicider au gaz. En 1979, c’est Robert Boulin, ministre à répétition sous De Gaulle, Pompidou et Giscard d’Estaing. Il s’était bêtement mouillé dans des affaires de corruption et de trafic d’influence, l’histoire était devenue publique, et il s’est noyé volontairement dans un étang après avoir écrit une lettre où il annonçait son suicide, puis absorbé des somnifères. Sa famille a tenté de faire accréditer la version d’un assassinat, mais elle n’a pas convaincu. Enfin, Pierre Bérégovoy, ancien Premier ministre de Mitterrand, et qui avait été limogé pour avoir accepté un don d’un million de francs de la part d’une fripouille proche de Mitterrand (il désirait s’acheter un appartement dans les beaux quartiers), s’est tiré une balle dans la tête à Nevers, le 1er mai 1993.

Apparemment, seul le premier était réellement irréprochable.

Si on apprend que Cahuzac suit cette voie, ne soyez pas surpris.

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