Mitterrand et l’Observatoire

Publié le par Yves-André Samère

Dans son numéro sorti aujourd’hui, en page 6, « Le Canard enchaîné » publie le compte-rendu d’un livre de Patrice Lestrohan, qui est précisément un journaliste du « Canard » – article ne relevant donc nullement du copinage, comme il convient dans la presse française. Ce livre s’intitule L’Observatoire : l’affaire qui faillit emporter François Mitterrand, 16 octobre 1959. Ouf ! L’article est signé Alain Dag’Naud, que je ne connais pas, et qui semble un tantinet naïf s’il découvre tout cela, et je ne parle même pas de l’auteur du livre.

Je n’ai aucune intention de lire ce livre. D’autant moins que... j’ai déjà raconté tout cela en détail il y a quelques années. Oh, je ne prétends pas, comme Lestrohan, avoir rencontré beaucoup de difficultés dans mes « investigations », car tous les faits sont publics depuis des dizaines d’années, et ont été détaillés dans un numéro spécial du magazine (disparu) « Le Crapouillot », qui a été de gauche avant d’être racheté par l’extrême droite. J’en avais fait un article, qui est reproduit ICI. Si vous prenez la peine de le lire, vous saurez tout et plus que ce que rapporte le journaliste du « Canard », qui n’a pas eu à se fatiguer beaucoup pour réunir tous ces faits, et entend donc gagner de l’argent en reproduisant ce qui a déjà été publié en... 1972, 1981 et 1994 !

Vous comprendrez aussi pourquoi je tiens Mitterrand pour une canaille : ayant accusé son complice de tentative d’assassinat alors que la peine de mort existait encore, il n’a pas craint de renouveler ses accusations alors que la preuve avait été établie qu’il n’y avait rien qu’un énorme bobard de sa part. D’ailleurs, pour avoir menti et berné la police, Mitterrand a perdu son immunité parlementaire (il était alors sénateur), et n’a échappé à la justice que par une opportune loi d’amnistie décidée par le Pouvoir gaulliste, qui redoutait les à-côtés du scandale.

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