Mort, mais président !

Publié le par Yves-André Samère

La Corée du Nord, qui se désigne elle-même par l’expression plus poétique « Pays du matin frais », existe depuis 1945, et son premier dirigeant a été (et reste, voir plus loin) le secrétaire général du Parti du Travail (fusion du Parti Communiste et du Parti Néo-Démocratique de Corée). Il se nommait Kim Il-sung, et c’était un dictateur à la fois extravagant et abominable : sa propagande a fait croire aux Coréens du Nord que sa naissance s’était accompagnée de signes et de présages miraculeux ; par exemple, ces oiseaux saluant l’évènement en chantant... des paroles en langage humain !

Ce pays offre la particularité d’être le seul au monde ayant un mort pour chef d’État. En effet, la présidence a été « confiée » à perpétuité au même Kim Il-sung, et sa mort, en 1994, suivie par un deuil de... trois ans, n’a rien changé au statut du chef d’État. Certes, son fils Kim Jong-il est le chef du parti et de l’armée, mais il n’a pas été investi comme chef d’État !

Vivre dans ce pays est épuisant, car le peuple est plongé dans l’obligation de l’enthousiasme obligatoire et permanent, un véritable torrent d’adoration extatique envers le défunt considéré comme un dieu, et qui, donc, ne peut être mort. Le pays est ainsi moins communiste que religieux. Unique !

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