Natacha Polony

Publié le par Yves-André Samère

(Attention, je vais écrire du bien de quelqu’un ! Âmes sensibles, ne lisez pas)

Innovation chez les Guignols de Canal Plus : Natacha Polony a depuis hier sa marionnette (d’ailleurs assez ratée). C’est une forme de consécration, et je dois dire que la dame mérite cette gloire.

Après avoir travaillé dans deux journaux, « Marianne » et désormais « Le Figaro » (quel grand écart !), elle a fait un long passage chez Ruquier sur France 2, et elle a déménagé vers le Grand Journal depuis le début de la présente saison. Or c’est plutôt une bonne nouvelle pour les téléspectateurs, car Natacha possède une qualité inconnue jusque là au Grand Journal : elle est intelligente. Souvenez-vous de toutes les potiches qui l’ont précédée, de l’extraordinaire bêtise d’Ariane Massenet, qui avait attribué Madame Bovary à Balzac (elle était payée 25 000 euros par mois pour poser à l’invité du jour TROIS questions, pas une de plus, auxquelles il devait ne répondre que par oui ou par non – ce qui est impossible dans la plupart des cas) ; ou de cette pauvre Jeannettte Bougrab, recrutée pour la seule raison qu’elle avait été secrétaire d’État d’on ne sait trop quoi (on a échappé à Roselyne Bachelot), qui n’ouvrait jamais la bouche et a été balayée en moins d’un trimestre.

Madame Polony, c’est évident, a du bon sens, connaît à fond l’actualité et le monde politique, et sait tenir tête aux invités qui ne veulent pas répondre. Le jour où Antoine de Caunes estimera enfin qu’il a fait son temps et qu’il n’a plus l’âge de danser sur le plateau, elle pourra prendre sa place.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

G
La caractéristique du Grand Journal est effectivement de n'apporter aucune réponse aux questions posées, l'invité est vite interrompu car la pub n'attend pas. Cette émission a besoin d'un bon
dépoussiérage, de Caunes brille par son inutilité et ne doit pas faire rire grand monde à part le public qui est aux ordres. La météo? Doria est difficilement remplaçable. Comme dit le
présentateur, je suis colère.
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Y
La vérité est qu’il est semblable à tous les gens de télévision : il pose une question, mais n’écoute pas la réponse, trop pressé de poser la suivante.

Cela donne des émissions où l’on parle beaucoup mais où on ne dit rien. Si un invité veut répondre, on le considère comme un gêneur et on lui coupe la parole. Je me demande comment on peut
supporter ça.
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C
Il est vrai que le contraste n’en est que plus saisissant avec J-M Apathie, qui devient de plus en plus sec, voire méprisant, avec les invités.
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