Ne pas poursuivre « Closer »

Publié le par Yves-André Samère

Rien à dire sur l’aspect économique de la conférence de presse tenue hier par Hollande, je ne suis pas assez compétent. En revanche, sur la question de son aventure, non démentie donc confirmée, avec cette petite actrice qui va forcément, scandale aidant, devenir une vedette, je ne retiens que le seul point positif : Hollande annonce qu’il ne poursuivra pas le journal de caniveau ayant révélé ses frasques. Cela compense sa dérobade sur le statut de la prétendue première dame de France, dont je remarque que de plus en plus nombreux sont les commentateurs soulignant qu’il s’agit là d’une fiction ridicule.

Ne pas traîner un journal en justice, excellente décision : cette situation absurde d’un chef d’État qui ne peut pas être poursuivi mais peut poursuivre les autres était une scorie scandaleuse, unique dans un pays qui se prétend démocratique. Cette disposition avait été décidée pour mettre Chirac à l’abri d’un séjour en prison, qu’il aurait pourtant mérité de goûter, vu ses nombreuses exactions et magouilles déshonorantes. Il faut souligner une fois de plus que le président de la République française a davantage de pouvoir et dispose de davantage d’impunité que n’importe quel chef d’État au monde, y compris le président des États-Unis – exception faite des grotesques dictateurs de Corée du Nord ou de Syrie.

Un état de chose qui, naturellement, rehausse notre prestige à l’étranger. L’expression république bananière est quasiment une exclusivité française.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Il est assez normal qu’elle attaque en justice, elle est concernée au premier chef ! Hollande a dû lui souffler de le faire.
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L
finalement ce sera Madame gayet, l'actrice qui agira en justice...
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D
Une question idiote : le Président fait un procès à un journal.
Le Président ne peut pas le faire en son nom propre, puisqu'il est de par sa fonction placé au-dessus de la Justice commune, sa propre personne juridique étant effacée par la fonction.
Car le journal, en se défendant, serait bien obligé d'argumenter contre lui, et, au besoin de le faire condamner à une amende ou autre. Ce qui est impossible.

Le seul procès possible, ce serait un procès lié directement à sa fonction, donc outrage ou volonté d'atteinte à sa personne (genre attentat).

Donc sa volonté de ne pas porter plainte est magnanime, surtout pour les magistrats qui auraient été confrontés à un casse-tête inédit.
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