Négliger Gainsbourg, quelle horreur !

Publié le par Yves-André Samère

Dans un film-catastrophe, d’ailleurs plutôt bon, revu hier soir sur Canal Plus, on voyait Brad Pitt, chargé de sauver le monde en l’absence de Bruce Willis – qui ne devait pas être libre –, rencontrant à Jérusalem un scientifique peu conformiste, qui lui exposait la théorie suivante : lorsque, pour résoudre un problème, neuf personnes sont du même avis, écoutez... la dixième, qui est d’un avis différent, c’est probablement elle qui a la solution.

Cette apologie du non-conformisme est tout à fait dans le sens de ce que je pense en général. Ainsi, je ne crains pas de m’affirmer comme climatosceptique, tout comme Claude Allègre et quelques autres, pas plus bêtes que les « experts » du GIEC, et qui observent que les prédictions de ces derniers sont TOUTES fondées sur des modèles informatiques criblés de trous et parfaitement hypothétiques (désir de prendre ses désirs pour des réalités, si l’on veut parler puis clairement), et négligeant cette évidence : alors qu’on est incapable de prévoir le temps qu’il fera dans dix jours, comment peut-on avoir cette prétention de prédire le climat qui règnera dans dix, vingt ou cinquante ans ?

Si bien que je n’hésite jamais à donner un avis qui contredit ce que tout le monde pense. Avec, inévitablement, ce risque (très mince) de me faire insulter par des hurluberlus, lesquels, étant d’un avis différent et donc conforme à celui de tout le monde, déposent ici des commentaires insultants, où l’invective et la grossièreté que permet l’anonymat relatif tiennent lieu d’arguments. Et ne me dites pas qu’on me lit très peu, puisque hier, 316 pages ont été lues ici (il n’y avait donc rien à la télé ?).

Ainsi, l’autre jour, je me suis diverti à raconter que j’étais allé revoir la tombe de Sartre au cimetière de Montparnasse, et que je m’étais abstenu d’aller faire mes dévotions sur celle de Gainsbourg. Dès le lendemain, un individu, qui avait dû étudier la politesse par correspondance et dont la Poste avait un peu négligé de lui délivrer la totalité des cours, a estimé que je dénaturais mon petit article par une remarque « inutile et stupide » – je cite. Ayant pris le temps de lui répondre que je n’insultais personne mais ne me sentais pas obligé d’admirer un Gainsbourg dont plusieurs traits m’agacent (son habitude de plagier les compositions des autres, par exemple Chopin ; l’erreur qu’il a faite de mettre Jane Birkin sur le marché de la chanson ; et les films absolument horribles qu’il a réalisé, dont le répugnant Charlotte for ever), j’ai eu le malheur de ne pas convaincre mon distingué contradicteur, qui a récidivé dans l’insulte et avec les mêmes mots, prouvant ainsi son imagination, et révélant assez peu d’occupations personnelles, sans doute, pour être capable de guetter la réponse à un commentaire et de rétorquer immédiatement.

Ma réponse a été succincte : au troisième propos insultant, ses messages finiraient là où on pouvait le deviner, au fond du couloir à droite. Et ce parangon de tolérance et d’ouverture d’esprit a réagi avec cette intelligence dont je ne doutais pas, en me faisant savoir que, désormais, il passerait au large de ma « prose à la con ».

Vous imaginez avec quelle tristesse j’ai supprimé toutes ces manifestations de sympathie de cet adorateur du conformisme. Mais enfin, si je peux critiquer Sartre, De Gaulle ou les divers papes, je peux bien en faire autant avec Gainsbourg, qui n’a pas du tout la même envergure. Et, très conscient qu’on peut ne pas être d’accord avec moi, je ne tenterais jamais d’arracher les yeux d’un quidam qui affirmerait ne pas aimer Chopin ou Desproges – dont les tombes se font face, au Père-Lachaise.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Ne pas oublier, de Gainsbourg, le billet de cinq cents francs brûlé devant les caméras de télévision. Une imposture.

Charlotte Gainsbourg ? La copie conforme de sa mère Jane Birkin. Aucun intérêt.
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D
Beaucoup de gens confondent le personnage de provocateur (à 4 balles, les pieds bien au chaud) qu'il s'est créé, et sa production musicale. Autant ses chansons du début pouvaient être plaisantes,
mais après...
Je lui reprocherai surtout sa fille Charlotte, qui a une voix pour le moins ténue, une sorte miaulement chuchoté. Mais elle a "la carte".
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