« Never complain, never explain »

Publié le par Yves-André Samère

Dans les journaux, ce pauvre Hollande en prend vraiment plein la tronche, comme disent les gens bien élevés. Or il est assez futé pour ne pas répondre, contrairement à Sarkozy, qui avait la sottise, non seulement de répliquer, mais de le faire avec grossièreté. Souvenez-vous du « Casse-toi, pauv’ con ! »...

Généralement, les présidents de la République française observent un silence dédaigneux, mais il y a eu une exception, avec Giscard. Asticoté sur le fait d’avoir reçu des diamants de la part de Bokassa, il avait eu la naïveté de déclarer à la télévision que, « à la question que vous m’avez posée sur la valeur de ce que j’aurais reçu comme ministre des finances, j’oppose un démenti catégorique et, j’ajoute, méprisant ». Le meilleur moyen de réceptionner en retour l’inévitable boomerang ! Cela n’a pas manqué, et le tout s’est terminé d’une manière très peu inattendue : il s’est fait battre à l’élection présidentielle suivante, ce qui n’était arrivé à aucun président de la Cinquième République (il est vrai qu’avant lui, il n’y en avait eu que deux).

Moralité : ne jamais répondre. En cela, j’admire beaucoup la famille royale britannique. Dieu sait qu’elle aussi s’est beaucoup fait piétiner par les journaux de son pays, mais la règle lapidaire qu’observe la reine Elisabeth tient en quatre mots, Never complain, never explain (« Ne jamais se plaindre, ne jamais s’expliquer »). On dit que cela viendrait d’un dialogue entre la reine Victoria et le futur Edouard VII, son fils, alors âgé de 10 ans, qui se plaignait de l’austérité de la vie à la cour. Si j’avais des ennemis, je leur appliquerais le même traitement – ou la même absence de traitement. Hélas, ils sont tous morts, au moins moralement.

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D
Totalement d'accord avec vous : l'épisode Diana-Charles a été lamentable, avec les justifications idiotes des deux côtés. Par contre, l'épisode des seins nus de Kate Middleton a été parfait. No
comment de sa part. Le soufflé a dégonflé de lui-même.
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