Noël avec Disney

Publié le par Yves-André Samère

Je ne me cache pas de détester à la fois la notion même de Noël, qui est sans fondement (historique et religieux), et la firme Disney, dont Roger Peyrefitte a naguère écrit que son fondateur avait été « le Hitler des jeunes » (pour une fois que Peyrefitte n’écrivait pas une bêtise...).

Bref, Disney vient de s’associer avec le très contesté Amazon pour commettre une bourde ayant tout de l’infamie. Jugez un peu : un père de famille avait acheté sur Amazon deux films produits par Disney. Mais, au moment de les regarder avec ses enfants, il s’est rendu compte que les films... n’étaient temporairement plus accessibles ! Autrement dit, l’enregistrement avait été truqué pour ne plus fonctionner durant telle période prévue par l’honnête fabricant. Un peu comme un DVD acheté aux Éats-Unis est censé ne pouvoir être lu en Europe (à propos, si vous ne le savez pas, cette « protection » dérisoire est facile à contourner, j’ai « dézoné » tous les lecteurs de DVD qui me sont passés entre les mains. Même les Bluray, réputés incopiables, sont facilement craqués avec AnyDVD ou DVD-Fab, et copiables avec ce dernier logiciel).

Explication : pendant la période des fêtes, l’usine Disney oblige les clients à passer par sa propre plateforme sur Internet pour visionner les films qu’elle fabrique ! Et donc, tout ce que vous avez ACHETÉ en dehors de ce magasin virtuel devient provisoirement inexistant.

Je trouve ça très ingénieux, et beaucoup de commerces devraient imiter cet obligeant tandem Amazon-Disney. Ainsi, on pourrait interdire aux mères de famille de confectionner elles-mêmes la bûche de Noël, pour les obliger à se rendre chez un pâtissier professionnel. Tous les disques à la noix bourrés de chants de Noël pourraient cesser de fonctionner, et les amateurs seraient forcés de se taper le Petit Papa Noël de l’infernal Tino Rossi, sirupeuse rengaine qui serait diffusée moyennant finances. On interdirait les messes à la télé, afin que les fans du petit Jésus passent à la caisse, à l’église de leur quartier. Et le syndicat des Pères Noëls des grands magasins poursuivrait en justice tout père de famille qui aurait eu l’idée naze de se déguiser pour faire croire à ses lardons que l’ignoble pédophile s’est introduit nuitament dans la cheminée familiale, à des fins que je préfère ne pas connaître.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Dans les cas de pénurie, il reste Julio Iglesias.

Mais, pour ma part, je reste fidèle à mon cher Justin Bieber. Lui, au moins, on ne peut le qualifier de « chanteur mort ».
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D
Et Nana Mouskouri. J'ai échappé à tout ces chanteurs morts, dans mon terrier. On n'a même pas droit au sapin lumineux et pathétique accroché au lampadaire comme les autres années. Il a déclaré
forfait, je suppose.
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Y
J’ai connu cette torture en province : la mairie avait installé des hauts-parleurs tout le long de la rue (principale) où j’habitais, et j’avais un de ces engins juste sous la fenêtre de la
pièce où je travaillais. Durant tout le mois de décembre, j’avais Tino Rossi ET Mireille Mathieu.

Deux solutions : soit les boules Quiès, soit se crever les tympans avec un tisonnier.

On peut aussi prendre de longues vacances à l’étranger, si possible dans un pays où ces grandes voix restent encore inconnues.
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D
Connaîtriez-vous une méthode pour désactiver Tino Rossi s'il vous plaît?
Il chante sans discontinuer dans les rue de ma commune depuis deux jours et je ne peux plus aller faire mes courses.
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Y
À tempérer. D’une part, je trouve les DVD à 6 euros pièce à la FNAC, voire à 2,99 euros chez les soldeurs de mon quartier. D’autre part, les sites de piratage n’offrent guère que les
navets à succès, du type « La vie d’Adèle » ou « Gravity ». Quand on aime le bon cinéma, on y trouve rarement satisfaction. Seule exception, les très bonnes séries, à condition
qu’elles soient récentes.
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K
c'est bizarre, chez moi les mots "acheter" et "DVD" sont mutuellement exclusifs. c'est de la faute de T411 !
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