Noël Mamère sain d’esprit ?

Publié le par Yves-André Samère

J’aime bien Noël Mamère, parce qu’il a eu le cran de célébrer le premier mariage gay (quoique bidon, puisque, à l’époque, cet acte ne pouvait être validé par la loi), et parce qu’il a eu le courage de quitter son parti, convaincu qu’il n’y a rien à faire avec les écologistes français – pas avec l’écologie, c’est tout à fait autre chose. Néanmoins, hier matin sur France Inter, il a perdu la tête et s’en est pris à Karl Zéro, absent, sans aucune raison.

L’histoire, très anecdotique, est la suivante : naguère, à la télévision, Karl avait présenté Noël Mamère comme étant venu à vélo lors d’une interview. Mamère avait estimé que sa présentation était incomplète, il avait fini l’histoire (que je ne connais pas), mais Karl n’avait pas diffusé son intervention. Capital, comme on voit. Si bien qu’hier matin, quand l’animateur de France Inter a rappelé la passion de Mamère pour le vélo, celui-ci a embrayé sur cette très vieille histoire aux formidables implications politiques, rappelant aigrement que Karl ne pouvait pas se faire le champion de la déontologie journalistique, attendu qu’il avait « payé Patrice Alègre », un détenu violeur et meurtrier, pour témoigner que Dominique Baudis, ancien journaliste, ancien maire de Toulouse, avait participé à des partouzes organisées par lui, Alègre. Or Alègre avait eu en 2003 l’idée mirobolante d’écrire une lettre à Karl Zéro, qui produisait et présentait alors le Vrai Journal, sur Canal Plus, et dans laquelle il affirmait que Baudis et le magistrat Marc Bourragué avaient commandité plusieurs meurtres ! Karl, sans citer aucun nom, lut la lettre à l’antenne le 1er juin 2003, et cela finit pour lui par une inculpation en 2008, mais il fut relaxé en novembre 2012.

Jamais Karl Zéro n’a versé un centime à Patrice Alègre, et cette histoire fantaisiste n’a pas été reconnue par la justice. Et donc, c’est Mamère, perdant les pédales, qui a diffamé Karl Zéro, et non l’inverse !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :