Nous sommes bien meilleurs que les Yankees !

Publié le par Yves-André Samère

C’est bien connu, en France, nous faisons tout beaucoup mieux qu’aux États-Unis. Y compris les saloperies, ne vous en déplaise. Ainsi, aux States, comme on dit à Neuilly dans les bonnes familles, le président Richard Nixon, dit Tricky Dicky (Rick le Tricheur), a dû démissionner en août 1974, après avoir fait espionner le Parti Démocrate dans l’immeuble du Watergate, à Washington. En réalité, on a dit qu’il avait été « empêché », car chez ces gens-là, Monsieur, on n’est pas viré, on est empêché. C’est du moins ce que suggère le terme officiel, empeachment.

Or Nixon n’a pas été mis à la porte de la Maison-Blanche pour cet espionnage, mais pour avoir menti en essayant d’étouffer cette affaire somme toute banale : les États-Uniens, ces grands naïfs, ont horreur de deux choses, qu’on mente, et qu’on triche sur ses impôts. Ce qui nous fait bien rire, en France, pour ces phobies, et pour le fait que Nixon a espionné dix-sept personnes selon sa conception de la raison d’État, quand, chez nous, Mitterrand en a fait espionner des centaines à seule fin de protéger sa fille contre les journalistes – donc pour un motif privé –, et de satisfaire ses instincts malsains de vieillard libidineux ! Et, bien entendu, lui n’a pas été inquiété le moins du monde, nous sommes trop respectueux d’à peu près tout...

On oublie aussi de mentionner que cette avalanche de magouilles a provoqué le suicide d’un capitaine de gendarmerie, Pierre-Yves Guézou, ancien membre de la cellule antiterroriste de l’Elysée : il venait de recevoir la notification de sa mise en examen pour « atteinte à la vie privée », autrement dit, pour avoir rédigé les comptes-rendus d’écoutes téléphoniques de certaines personnalités (dont Edwy Plenel et Carole Bouquet), écoutes ordonnées par Mitterrand. N’ayant pas supporté le déshonneur, il s’est pendu chez lui.

Nixon, lui, n’a fait mourir personne. Un minable, en somme !

Publié dans Mœurs

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