Ollier, Ollier !

Publié le par Yves-André Samère

Patrick Ollier, dit « POM », qui partage la vie de MAM et ne doit bien sûr qu’à son seul mérite d’être ministre des relations avec le Parlement, s’est exprimé sur Public Sénat. Parlant des critiques dont lui et sa compagne sont la cible depuis quelques semaines, il a déclaré ceci : « Ils vont chercher leurs informations dans les caniveaux. Nous sommes salis en permanence. Et surtout les parents de Michèle. Parce que franchement, c'est dégueulasse de tirer sur des personnes qui n'y sont pour rien, qui ont le droit de faire ce qu’ils veulent de leur argent ».

Passons sur la faute de français (ce « ils » mis pour « des personnes »), parce qu’on n’en finirait plus avec le parler des ministres sarkozystes, et venons-en à l’essentiel : les gens « dégueulasses » qui persécutent le couple MAM-POM (ça ressemble à une chanson de Maurice Chevalier) et que vise cette pauvre POM, c’est la presse sur Internet. Il l’a précisé, « Il faut lire les .fr – je ne veux pas citer de nom ».

Pas de veine, ce n’est pas la presse sur Internet qui a fourni l’essentiel des informations sur les extravagances du couple ministériel, c’est « Le Canard enchaîné » ! Or « Le Canard enchaîné » est probablement le seul journal de France qui ne possède pas de site Internet. Ou plutôt, il en a un, mais complètement vide. Le journal a en effet acheté ce nom de domaine pour éviter que d’autres le fassent, et tentent de se faire passer  pour lui ! Cela fait, il se refuse à modifier quoi que ce soit à sa politique éditoriale, être un journal à l'ancienne, sur papier.

Et puis, je voudrais remercier le cher Patrick d’apporter de l’eau à mon moulin. Il y a quelques jours, en effet, je me payais la binette de ces ministres qui jouent du violon pour apitoyer les gens lorsqu’ils n’ont aucun argument. Or c’est précisément ce que vient de faire monsieur MAM, avec sa tirade « Pensez-vous que l’on puisse passer à travers tout cela sans douleur ? Nous avons un cœur qui bat dans notre poitrine (...). Nous sommes très affectés. Et surtout les parents de Michèle ».

Heureux d’apprendre que le couple a un cœur « qui bat dans sa poitrine » (sic). Mais ces Pères-la-Morale n’ont aucune pudeur.

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