PACS et mariage

Publié le par Yves-André Samère

Je n’ai pas compris un traître mot de la raison que donnait, ce matin sur France Inter, la psychiatre Claude Halmos (celle qui parle des « cadeaux DONT on se rappelle » et qui sévissait naguère sur Canal Plus, dans l’émission de Jean-Luc Delarue), à propos de l’adoption par les couples homosexuels. En résumé, elle est plutôt contre, mais, pour en savoir plus, allez donc télécharger l’émission, vous m’expliquerez...

Et moi, ce que j’en pense, de tout ce tapage ? Rien, strictement rien. Le PACS, oui, cela avait un sens, une utilité : il corrigeait une profonde injustice, celle dont étaient victimes les compagnons d’homos défunts, et qui souvent se voyaient éjectés immédiatement du domicile commun par la famille du mort. Par la création d’un lien légal faisant du survivant l’héritier de celui qui venait de lâcher la rampe, on le protégeait, et c’était normal. Mais le mariage, à quoi bon ? Là, on ne fait que satisfaire la concrétisation d’un sentiment, et l’État n’a pas à s’en mêler. L’adoption, elle, mérite un débat sérieux, car elle concerne d’autres êtres vivants que les deux conjoints.

Cela dit, comme il n’y a non plus aucune raison d’interdire aux gens de se marier, si cette cérémonie leur fait plaisir, pourquoi pas ? Cette innovation ne va pas bouleverser la société. Elle n’a provoqué aucun cataclysme chez nos voisins plus rapides à réformer leurs lois. Cela gêne l’Église catholique ? Mais beaucoup de choses gênent l’Église catholique. Elle s’y fera.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
J’ai vu quelques horreurs, dans ces fameuses familles normales...
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Y
D’autant plus qu’il n’y a pas un mot dans les textes dits sacrés pour le leur interdire. À vrai dire, il n’est pas non plus question de prêtres chrétiens dans les évangiles. À quoi pensait donc
Jésus ?
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D
Quant à l'église, elle ferait mieux de s'occuper de ses propres fesses et d'autoriser le mariage des prêtres.
Accessoirement, aussi, d'autoriser des femmes à être prêtres.
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D
Si l'on s'amusait à examiner le nombre d'enfants malheureux dans une famille dite "normale", c'est-à-dire avec leurs géniteurs... On ferait passer un brevet autrement plus sérieux que le mariage
aux futurs couples voulant procréer !
Et ceci dans n'importe quel milieu social.
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