Pain, amour, etc.

Publié le par Yves-André Samère

Ce matin, en descendant la rue Gay-Lussac, je suis passé devant une boutique, au numéro 22, dont l’enseigne annonçait « Pain, salades et fantaisie ». L’endroit me paraissant sympathique, j’y suis entré pour acheter deux petits pains au chocolat, et j’en ai profité pour complimenter le patron.

– Félicitations, dis-je à ce brave homme, je vois que vous êtes cinéphile.

L’incompréhension se lut dans son regard.

– Ben oui, ajoutai-je, votre enseigne me rappelle un film italien, avec Vittorio De Sica et Gina Lollobrigida.

Son regard s’illumina :

– Ah oui ! Mais vous devez faire erreur, cher client non moins cinéphile, corrigea-t-il. Ce film de Luigi Comencini s’intitule en réalité Pain, amour et fantaisie. Ce n’est pas tout à fait ce que dit mon enseigne, « Pain, SALADES et fantaisie ».

– Sans doute, sans doute, concédai-je. Mais vous ne pouvez pas ignorer qu’entre l’amour et les salades, la distance est minime, ajoutai-je finement.

Le commerçant fut à ce point conquis par mon mot d’esprit qu’il m’offrit un troisième petit pain au chocolat. Je compte renouveler cet exploit prochainement, mais dans un autre quartier. Je trouverai peut-être un commerçant qui vend du caviar. Il aura sûrement du Tétrochian.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
<br /> On dit plutôt « Se non e vero »... Mais ces Italiens en font rien comme tout le monde.<br /> <br /> <br />
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D
<br /> Si non e vero...<br /> Vous devriez venir dans ma boulangerie. Pour elle, le "sacristain" (un truc en pâte feuilletée) s'écrit "saint cristin".<br /> <br /> <br />
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