Parler le brésilien

Publié le par Yves-André Samère

Comme, à en croire les médias, il n’existe rien de plus important au monde que le football et que, dit-on, un match important va se dérouler dans quelques jours au Brésil, je vais m’autoriser deux remarques.

La première, c’est qu’aucune langue ne me paraît plus harmonieuse que la langue de ce pays, et que la musique populaire qui s’y produit est sans doute la plus belle – avec la musique grecque. Mais, bien entendu, c’est une appréciation personnelle, et je ne vous maudirai pas (forcément) si vous préférez cette horreur qu’est le rap. Simplement, comme on dit dans le Midi, je vous retire le bonjour.

La seconde remarque, c’est que j’estime tout à fait ridicules ces journalistes qui sont correspondants au Brésil, et qui ne savent seulement pas prononcer le nom de la plus grande ville du pays – où ils vivent momentanément. La plupart disent « Ça ô Polo », à croire qu’ils sont tous devenus sourds. Donc, mettons les points sur les I : on prononce « san-pa-o-lo ».

Qu’on se le dise autour de soi.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Oui, je connais des Français qui, coopérants au Maroc, s’ingéniaient à retrouver les anciens noms des rues et des localités, pour n’employer que ceux-ci. Ainsi, Essaouira redevenait Mogador, la
ville de Mohamedia récupérait son nom de Fédala, et la rue Mostafa El-Maani redevenait la « rue de l’Aviation française » !

Pourtant, les Marocains étaient peu fanatiquement portés sur l’arabisation des lieux (beaucoup moins que les Algériens), puisqu’ils avaient conservé à Casablanca une cité Lyautey. En revanche, à
Alger, la rue Anatole-France avait été rebaptisée « rue Anatole-Algérie » (authentique, attesté par « Le Canard enchaîné » quand Visconti était allé à Alger tourner un film sur
« L’étranger » de Camus.)
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C
Ou encore “Saint-Paul” comme disent les expatriés français, enfin une certaine frange seulement, qui veulent franciser une ville qui n’a rien demandé…
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