Partir, c’est pourrir un peu

Publié le par Yves-André Samère

Une rumeur persistante prétend que ce serait bientôt les vacances, et même, afin de parachever la chose, les vacances de Noël. Tout cela m’emplit de joie, mais pas pour les raisons que vous imaginez.

Noël... De ma vie, je n’ai JAMAIS fêté Noël. Je vois mal pour quelles raisons je fêterai la naissance d’un personnage dont l’existence est plus que douteuse, et qui, de surcroît, n’a pas pu naître à cette époque de l’année. Dites, vous trouvez que ça tient debout, cette histoire des bergers dont parle la Bible, et qui faisaient paître leurs moutons, dehors, la nuit, au moment où l’hiver commence ? Il faut n’avoir jamais fichu les pieds en Palestine pour croire qu’il y fait chaud en décembre... Donc, Noël, à la trappe.

Les vacances. Beaucoup de gens partent en vacances. On ne manque jamais de me demander, si on me connaît mal : « Et toi, tu pars où, pour les vacances ? » – pardon pour le français maltraité, la phrase n’est pas de moi. Mais d’où vient que je devrais partir ? Vous avez lu Le petit prince ? Il y a un passage dans lequel il est question d’un train bourré de voyageurs, et le gosse demande à l’aviateur : « Pourquoi partent-ils ? Ils n’étaient pas bien, là où ils étaient ? » (je reproduis de mémoire, n’ayant pas le livre sous la main). Il faut croire que j’ai l’âme princière, car c’est exactement ce que je pense : partir, c’est bon pour les ploucs. Vous tenez tant que cela à subir les ennuis de toutes sortes que vont vous infliger les compagnies aériennes et la SNCF ? Leurs retards phénoménaux sont devenus la norme, et je me vois mal passant la nuit en rase campagne, dans un train non chauffé, privé d’éclairage, sans aucun responsable à engueuler ; cela, parce que trois flocons de neige sont tombés ou qu’un écureuil a traversé la voie au moment où le train arrivait.

Donc, ainsi que je le disais en commençant, s’il y a une situation qui me réjouit plus que tout, c’est que je vais éviter toutes ces calamités en restant chez moi !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Les Polonais ne sont pas de gens comme nous. Rappelons le cri d’alarme poussé naguère par Luis Rego : « Au secours ! Il y a de plus en plus d’étrangers dans le
monde ! »

(Luis connaissait bien la question)
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K
Vous avez oublié les terribles feuilles mortes de l'automne, qui se ramassent à la pelle, et qui font glisser les roues des trains Rambouillet-Montparnasse, ainsi que l'inattendu givre de l'hiver
qui bloquent les aiguilles...
Mon épouse (qui est Polonaise) en rit encore, làs-bas les trains circulent même l'hiver par -30°C. Il faut dire qu'ils n'ont pas la CGT ni Sud-Rail :-)
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