Pas au courant

Publié le par Yves-André Samère

Selon Dominique Bertinotti, qui fait ministresse déléguée à la Famille, il a été « impossible d’expliquer » le retournement de veste gouvernemental sur la loi concernant la famille. C’est le coup classique de la communication : on a bien agi, mais on n’a peut-être pas suffisamment expliqué. Sic.

D’autant plus difficile d’expliquer que la pauvrette, qui s’est ridiculisée hier soir au Grand Journal, « n’a jamais été consultée, ni de près ni de loin », selon « Le Canard » de ce jour, par le président et le Premier ministre. Mais, en Cinquième République, un ministre qui joue les potiches, ce n’est pas une nouveauté. Aucun n’a jamais démissionné, bien entendu.

Les couleuvres, ça a bon goût ?

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Oui, j’aurais dû parier. Pour une fois, Chevènement aurait été utile à quelque chose. Je n’oublie pas qu’en 2002, c’est à lui (et à Christiane Taubira) qu’on doit la défaite de Jospin : en se
présentant tous les deux à l’élection présidentielle, ils lui ont soufflé les voix de gauche qui lui ont manqué. Résultat, rebelote pour Chirac, puis élection de Sarkozy. Ah les braves gens !
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D
Pour Chevènement, à chaque fois qu'il était nommé ministre, le sport national devenait de parier à quel moment il démissionnerait. Certains ont du faire fortune !
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Y
À vrai dire, j’en trouve plusieurs, mais virés plutôt que démissionnaires, pour avoir trop parlé. Il y a eu Alain Bombard, médecin biologiste, secrétaire d’État dans le premier gouvernement de
Mauroy en 1981, viré au bout d’un mois pour avoir pris parti contre... la chasse à courre ; le professeur cancérologue Léon Schwarzenberg, ministre délégué à la Santé dans le premier gouvernement
de Rocard, viré au bout de... neuf jours, pour pris position en faveur de la légalisation et la mise en vente libre de la drogue ; et Jean-Jacques Servan-Schreiber, ministre des Réformes dans le
premier gouvernement Chirac en 1974, viré en treize jours pour son opposition à la reprise des essais nucléaires.

Mais Chevènement, lui, a vraiment démissionné trois fois !
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D
Un ministre qui prépare une loi et qui se fait rabrouer par son président et son premier ministre sous pretexte que le texte n'était pas terminé (pourquoi a-t-il été présenté alors ?) doit avoir le
cran de démissionner.
J'aurais été tenté de dire "avoir les couilles de démissionner" mais dans le cas de Mme Bertinotti, ça aurait été mal venu.
Toujours est-il que, comme le dit Yann Barthes, soit tu démissionnes, soit tu fermes ta gueule.
Tout les ministres sans exception depuis des années ont toujours fermé leur gueule.
Pas un qui ait eu le cran de démissionner.
Garder un portefeuille ministériel, quelqu'il soit, doit vraiment mieux valoir que de passer pour un(e) con(ne) aux yeux de tous les français
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