Passe-droit

Publié le par Yves-André Samère

Omar Sy est cet humoriste employé à Canal Plus et qui assure chaque soir, avec son camarade Fred Testot, la rubrique Le Service après ventes des émissions. Or il se trouve qu’un internaute peu scrupuleux a établi sur Facebook un faux profil d’Omar, avec photos, faux messages et faux statuts. S’estimant atteint dans sa vie privée, Omar Sy a décidé de s’en prendre directement, non pas à Facebook, mais à l’internaute lui-même.

Pour cela, il a demandé à Facebook l’IP du farceur. Surprise, il l’a obtenue. Ensuite, il a demandé au fournisseur dudit l’identité du coupable, et, re-surprise, il l’a obtenue. Enfin, il l’a attaqué devant le tribunal de grande instance, en procédure d’urgence, sur le fondement de l’atteinte à la vie privée et du droit à l’image.

Il a gagné son procès : 4000 euros, dont 2500 pour lui-même.

C’est surprenant, les règlements. Ainsi, on peut : 1. demander l’IP d’un internaute à Facebook, et l’obtenir sans passer par un tribunal ; 2. réclamer à un fournisseur d’accès l’identité correspondant à cette IP, et l’obtenir ? Étonnant ! Tout cela frise l’illégalité.

Bien entendu, écartons d’un pied méprisant l’hypopthèse selon laquelle une vedette peut obtenir aisément ce que ni vous ni moi ne pourrions avoir ! Ce serait saugrenu.

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