Patrice de Maistre ment

Publié le par Yves-André Samère

Non seulement Patrice de Maistre, l’homme qui gère les affaires de Liliane Bettencourt, est un fieffé menteur, mais c’est aussi un sacré maladroit. Il a en effet déclaré, pour justifier que sa cliente ait voulu retirer de son compte 400 000 euros en liquide, qu’elle « souhaitait simplement s’acheter une bague ». Tiens donc, ben v’là aut’ chose, comme disait Gabin quand il avait oublié le texte qu’il devait dire dans un film.

Essayez donc de vous présenter chez un bijoutier ou n’importe quel commerçant, d’y acheter quelque chose de très cher, et de tenter le paiement en liquide ! Vous vous ferez éconduire, puisque la loi interdit le paiement en liquide de tout achat au-dessus de 3000 euros. Le décret originel vient d’ailleurs d’être « consolidé » (tiens donc ! Il n’était pas solide ?) par celui « n° 2010-662 du 16 juin 2010 sur l’application de l’article L. 112-6 du code monétaire et financier » (lequel datait du 1er janvier 2001, quand le franc était encore en circulation et que le plafond était de 5000 francs, d’où cinq remises à jour successives) « relatif à l’interdiction du paiement en espèces de certaines créances », ouf ! Afin de lutter contre le blanchiment d’argent, il est dorénavant interdit à tous les professionnels, ainsi qu’aux particuliers résidant fiscalement en France, de régler en espèces une dette supérieure à 3000 euros, ce seuil étant porté à 15 000 euros si la somme n’est pas due dans le cadre d’une activité professionnelle et si le débiteur justifie qu’il n’a pas son domicile fiscal en France, ce qui n’est pas le cas de Mamie Zinzin, habitante de Neuilly, localité encore située en France.

Bref, le prétexte invoqué par l’honnête Patrice de Maistre ne tient pas la route, et le menteur est pris la main dans le sac.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

DOMINIQUE 28/07/2010 14:58


Et tout le monde l'a avalée, l'histoire de la bague, sans souligner ce point. Une bague à 400 000 Euros, ça se commande, le joaillier montre les pierres à la cliente, la maquette de la bague, etc.
Ça ne s'achète pas comme une baguette de pain.
Si c'est une bague ancienne, elle est connue des antiquaires spécialisés, répertoriée dans tous les catalogues selon sa provenance initiale, donc impossible de traiter un tel achat sous la
table.
Maistre est un petit menteur. Plus c'est gros, plus ça passe.


dominique 28/07/2010 14:52


Bon, dorénavant si j'ai affaire à un policier, je me permettrai de dire "Monsieur le Poulet". Classe, non ? Et s'il est de la taille de son ancien ministre, je me permettrai un "Monsieur mon petit
poulet".
C'est à vous que je commanderai les oranges ?