Perturbons les perturbateurs

Publié le par Yves-André Samère

Un ami m’a fait passer une série de conseils, qu’il avait reçu d’un autre, et qui tendent à nous indiquer ce qu’on peut faire si des casse-pieds vous téléphonent pour vous vendre quelque chose dont vous n’avez pas besoin.

Comme, naguère, la chose m’arrivait assez souvent, je m’étais fait inscrire par France Télécom sur la liste rouge, laquelle était devenue gratuite, après d’innombrables décennies d’arnaque (on vous faisait payer dix francs par mois pour ce pseudo-service, comme s’il nécessitait un travail permanent alors qu’il suffisait d’EFFACER votre nom de l’annuaire, et une bonne fois pour toutes !) : l’ARCEP, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, avait en effet remonté les bretelles des truands de cette firme étatique, et imposé cette réforme. Par la suite, beaucoup d’abonnés ont émigré chez Free, qui a inventé la gratuité de l’abonnement téléphonique, et j’ai été de ceux-là.

Bref, voici ce que mon ami conseille.

Première méthode : répondre au casse-pieds que vous êtes occupé « pour le moment », et lui suggérer de vous rappeler un peu plus tard. Mais ce n’est qu’un pis-aller. Évitez de le couvrir d’injures, le malheureux n’est qu’un employé qui gagne sa vie comme il peut, et qui, en général, n’est même pas en France (en fait, il est probablement à Tunis ou Casablanca, dans un centre d’appels, la version moderne de l’esclavage).

Deuxième méthode : dire « Un moment, s’il vous plaît », déposer le combiné et l’abandonner purement et simplement. Quand le perturbateur en a assez d’attendre, ce qui ne traîne jamais puisque son chef de service le harcèle pour qu’il passe un maximum d’appels, il abandonne lui aussi. Vous pouvez raccrocher vous-même dès que vous entendez une série de bips signalant qu’il n’y a plus personne au bout du fil.

Et puis, il y a cette forme d’appel qui n’est qu’un espionnage déguisé : personne ne vous appelle ! En fait, c’est un robot qui passe des appels automatiques et enregistre si vous décrochez ou non. Le but est de déterminer le moment où vous êtes présent chez vous. Lorsque ce précieux renseignement sera en possession de l’appelant, on en profitera, et c’est alors un vrai vendeur qui vous relancera. Heureusement, il y a une parade : si, au moment où vous décrochez, vous constatez qu’il n’y a personne au bout du fil, sabotez la communication en appuyant six ou sept fois de suite sur le bouton « # » de votre clavier téléphonique : perturbée, la machine élimine votre numéro de sa liste ! Pour cette fois seulement, ne rêvons pas, car vous ne parviendrez JAMAIS à faire supprimer votre nom de ladite liste, tant que la loi n’a pas interdit ce type de harcèlement...

Moi, j’ai trouvé autre chose : comme le seul casse-pieds qui m’appelle (tous les trois mois), c’est CanalSat auquel je suis abonné – donc, impossible qu’on supprime mon numéro de la liste des cochons de payants à relancer pour leur faire payer davantage –, j’ai noté les divers numéros depuis lesquels on m’appelle. C’est tantôt un numéro en Allemagne, tantôt un numéro bidon réservé à ce type de service et semblant provenir d’un pays étranger (puisqu’il commence par « 00 ») n’existant pas. Dans ce cas, je décroche et je fais entendre CECI. C’est ce cri de la fille, Fay Wray, qui jouait dans King Kong en 1933. Ça décourage, et le casse-pieds aura laissé tomber avant la fin !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Chez CanalSat, puisqu’ils sont les seuls à connaître mon numéro, ils appellent tous les trois mois. Je coupe la sonnerie et je les laisse mariner. Le seul obstacle, c’est que la leçon ne sert à
rien, puisque l’appelant change chque fois.
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P
Hahaha ! Moi ils m'appellent dix fois par jour quand je suis chez moi, c'est désespérant... Je sais, je devrais faire quelque chose, mais je traîne. Cela dit, ça ss'entend tout de suite lorsque
c'est un perturbateur car il y a un blanc avant qu'ils ne prennent la communication, du coup je raccroche immédiatement. Ca m'évite de parlementer, de dire non, et ça me donne un peu moins
l'impression de raccrocher au nez de quelqu'un qui n'y est pour rien... Le problème, c'est qu'ils rappellent au bout de quelques jours ou quelques semaines, les bougres !
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Y
Ma vie est moins aventureuse !
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D
Précision: raccrocher quand vous vous apercevez que votre interlocuteur veut vous vendre un panneau solaire ou une éolienne pour votre salon, ne sert à rien.
L'autre jour un de ces appelants à qui j'avais dit "non merci, je ne suis pas intéressée" (c'est poli quand même non?... j'étais de bonne humeur), m'a rappelée aussitôt, furieux, parce que selon
lui, je lui avais raccroché au nez.
Ce n'est pas la première fois que j'ai affaire à un énervé de la sorte... je pense que c'est leur stratégie n° 423b en cas de femme au bout du fil, au cas où on pourrait l'intimider.
Je lui ai rappelé que je ne me souvenais pas de l'avoir contacté pour lui demander quoi que ce soit.
Et j'ai terminé en disant que mon statut de propriétaire ou locataire, mon âge et la surface de ma maison (qui fait 2000 m2, à vous je peux le dire), ne le regarde pas. En effet, malgré sa colère
feinte il essayait encore de m'extorquer des informations personnelles le bougre!
Et là, je lui ai vraiment raccroché au nez (la mort dans l'âme...tant de cruauté ne me ressemble pas.)
Je ne connaissais pas l'astuce des ###, je vais essayer.
J'ai remarqué aussi que certains numéros depuis quelques temps ressemblent à de vrais numéros locaux; par exemple si vous habitez dans le sud ouest, ils commencent par 05 52..., ce qui vous laisse
penser que c'est un proche qui vous appelle.
Je n'ai toujours pas d'éolienne sur mon toit, c'est dire s'il m'a fallu résister!
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