Pilon contre pilori

Publié le par Yves-André Samère

Entendu hier, sur Canal Plus, le marchand de lunettes Alain Afflelou affirmer que « le monde de l’entreprise est mis au pilon » par la politique actuelle. Bien, réfléchissons.

Le pilon, quand ce n’est pas une cuisse de volaille (cuite et prête à consommer), c’est, soit un instrument dont on se sert pour piler une substance dans un mortier, par exemple pour faire de l’aïoli (on écrase de l’ail avant de l’incorporer dans une sorte de mayonnaise), soit une manière de détruire les livres invendus pour en récupérer le papier et en faire de la pâte réutilisable. Il existe encore d’autres sens, mais aucun qui ait un quelconque rapport avec le sort de l’entreprise.

Si Afflelou y voyait mieux (ah ! le flou...), il pourrait se renseigner en consultant un dictionnaire ou en lisant un bon livre d’histoire. Il apprendrait que le pilori était ce poteau auquel on attachait un criminel – non condamné à mort –, avec un carcan au cou, pour l’exposer à la vue du peuple. Le condamné y restait entre quelques heures et quelques jours. Parfois, après une heure ou deux, on le délivrait pour l’envoyer en prison, puis on l’y remettait quand il avait récupéré. La foule s’amusait beaucoup en le bombardant avec toutes sortes de projectiles, de préférence malodorants. De nos jours, Cahuzac serait mis au pilori, mais moralement.

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