Plus de redoublement !

Publié le par Yves-André Samère

Il paraît que le redoublement des élèves qui ont mal suivi leur année scolaire est de plus en plus menacé. Il serait traumatisant pour ces pauvres chéris. Ouais...

Attendez seulement qu’ils aient atteint l’âge adulte, avant de leur apprendre que la vie comporte des luttes, et que mieux vaut y être préparé si on veut trouver un travail, et le conserver, éventuellement.

Le motivation la plus bête que j’ai entendue en ce sens, c’est celle que Marcel Rufo,  pédopsychiatre a sorti ce matin, dans sa chronique sur France Inter. Il nous a expliqué que, si un élève redouble sa troisième, ce sera terrible, car il restera au collège, alors que ses copains passeront au lycée. Séparation fatale, déchirement, humiliation, une discrimination intolérable...

D’accord, allez, qu’on fasse passer tout le monde dans la classe supérieure, cancres y compris. Et rendez-vous dans une génération, ce sera magnifique. Il n’y aura plus de « traumatisés », seulement des incapables et des ratés.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
J'ai redoublé ma seconde, pour des motifs moins avouables que la cancrerie. Dans une école privée, 15 camarades de ma classe devaient redoubler, finalement il n'y en a eu que trois. Ma mère n'avait
pas compris que "les travaux de rénovation de l'école coûtent cher". Résultat : j'ai eu mon bac les doigts dans le nez, sans effort particulier, car ce redoublement m'a en quelque sorte
"consolidée". Pas traumatisée pour un sou. Et j'ai su résoudre les yeux fermés les équations chimiques, qui, lors de ma première seconde m'étaient totalement imperméables.
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