Polar et bouquin sont dans un bateau

Publié le par Yves-André Samère

Jean-Loup Dababie est non seulement intelligent et talentueux, mais il s’offre aussi le luxe de penser comme moi ! (Je vois d’ici les commentaires aimables que cette phrase va me rapporter...).

Aujourd’hui, sur France Inter, il a exprimé son agacement à propos de deux tics qui me mettent en boule, chez les gens de médias : parler de « polar » pour désigner un roman policier ou un roman noir, et qualifier de « bouquin » tout livre, quel qu’il soit.

Sur le premier point, ce mot, polar, est à l’évidence dévalorisant, et Dabadie en a fait la remarque en ces termes ; or le roman policier n’a rien d’un genre inférieur, je l’ai déjà dit, et je le répèterai à la première occasion.

Sur le second point, je m’étais naguère payé la tête de Jean-Luc Hees, tête qui ne vaut plus grand-chose aujourd’hui, pour sa manie d’inviter des écrivains dans son ancienne émission de radio, et de ne leur parler que de leur « bouquin ». J’avais noté que cela devait être particulièrement agréable à l’invité, surtout quand il s’agissait d’un prix Nobel : « Alors, Vladimir Nabokov, ça parle de quoi, vot’ dernier bouquin ? ». Le style de Jean-Luc Hees, c’était cela.

En somme, le point commun de ces manières de parler, c’est la vulgarité.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Ecouté Dabadie ce matin, et sa remarque m'a fait du bien : j'en avais marre d'entendre "polar". Il a parlé aussi de "scénar" pour "scénario". Et de "bouquin". Du coup, les autres autour de la table
se sont -enfin- mis à parler correctement. Ouf.
Il a été très gentil, très avenant, mais il les a bien mouchés.
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