Pour une cabane au fond du jardin

Publié le par Yves-André Samère

Parce que rédiger 80 % de mes notules sur les fautes de français de cette pauvre Isabelle Giordano peut irriter certains de mes (millions de) lecteurs, je dois bien, de temps en temps, aborder d’autres sujets encore plus importants, à supposer que cela existe. C’est donc ce que je vais faire présentement.

Vous ai-je déjà parlé de cet ahuri qui avait été photographié par Google Street View en train de pisser dans son jardin, et qui, en conséquence, attaque la firme en justice ? Oui, sans doute, quoique je n’en ai aucun souvenir, vu ma cervelle d’oiseau (c’est mon drame). En effet, un évènement d’une telle importance, je ne pouvais pas le laisser à Morandini. Or on apprend que ledit ahuri (je ne parle pas de Morandini), qui réside dans le Maine-et-Loire, estimant qu’on ne l’a pas assez « flouté » sur la photo, réclame dix mille euros de dommages et intérêts. Au risque de donner l’idée à un tas de gens, s’il gagne, d’aller faire de même dans leur jardin en espérant le passage de la voiture des photographes googliens.

Mais enfin, réfléchisssons. Une maison avec jardin, il y a de grandes chances pour qu’elle dispose aussi de toilettes ! Qu’est-ce qui empêchait cet homme, hormis sa paresse, d’aller les utiliser ? Après tout, il n’habite pas le château de Versailles, et cet endroit ne pouvait être très éloigné de son jardin. Il a peut-être même une cabane au fond du jardin !

Il brame qu’aujourd’hui, tout le monde se moque de lui, dans son village. Certes, certes, dans le Maine-et-Loire, PERSONNE n’a jamais pissé dans un jardin, l’acte est donc particulièrement ridicule, voire odieux. Mais enfin, si le coupable ne s’était pas plaint publiquement, qui l’aurait su ?

Effet Streisand...

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