Pourquoi Laurent Gerra au Châtelet ?

Publié le par Yves-André Samère

Découvert hier que Laurent Gerra passait au Châtelet les 21, 22 et 23 mai, donc encore aujourd’hui. Bizarre : le Châtelet ne donne que des spectacles musicaux, le plus souvent lyriques, et aussi quelques concerts, donc la présence ici de Gerra, qui n’est qu’un imitateur certes talentueux mais produisant des textes plutôt vulgaires, est saugrenue dans cette salle, où, du 13 au 29 juin, on jouera The King and I, avec Lambert Wilson, et on l’on a joué naguère, et à plusieurs reprises, West side story.

Paris ne manque pas de salles consacrées à l’art lyrique. Il y a les deux opéras, la Salle Garnier et celui de la Bastille, construit sur l’ordre de Mitterrand mais où il n’est allé qu’une seule fois, le jour de l’inauguration, en 1989 (Mitterrand détestait la musique autant que le jeu d’échecs !), ainsi que l’Opéra-Comique. Il y a le Théâtre des Champs-Élysées, où Jacques Brel a joué L’homme de la Mancha. Enfin, il y a le Châtelet, qui appartient à la Ville de Paris.

Le premier opéra de Paris, sous un autre nom, se trouvait au Palais-Royal, mais il avait été détruit par un incendie, et la reine Marie-Antoinette exigea qu’on en construise un autre, ce qui fut fait sur l’emplacement de l’actuel Théâtre de la Porte-Saint-Martin – grande et belle salle, qui parfois accueille aussi des spectacles chantés, comme Hair en 1969-1971, ou Godspell, d’après l’Évangile selon Mathieu (interprété en 1971 par Dave et Daniel Auteuil, ce dernier pas encore connu), et plus récemment Singin’ in the rain (j’étais au premier rang d’orchestre, où l’on était éclaboussé par la pluie très réelle qui tombait pendant la fameuse séquence donnant son titre au spectacle). Record : cette salle fut bâtie en moins de... quatre-vingt-dix jours. La salle Garnier lui a succédé au siècle suivant.

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