Pourquoi les religions ?

Publié le par Yves-André Samère

Je soutiens mordicus que TOUTES les religions sont des impostures, parfois des escroqueries. Je reviendrai ultérieurement sur le cas des escroqueries, après avoir visionné l’émission sur l’Institut des Œuvres de Religion (la banque du Vatican) que la chaîne de télévision LCP-Assemblée nationale diffusera sur ce sujet demain soir à huit heures et demie. Et je parlerai, dans un autre article, de la célèbre Donation de Constantin. Laissons de côté les crimes commis au nom du pape, voire par lui-même ou sa famille, parce qu’ici, la coupe déborde.

Mais pourquoi y a-t-il autant de naïfs qui croient dur comme fer à l’existence d’un dieu ne s’étant JAMAIS manifesté – alors que, s’il est aussi puissant qu’on le prétend, ce lui serait facile ? Pourquoi cette croyance ? La raison est évidente, c’est la peur de la mort.

L’Homme est le seul animal conscient qu’il est mortel, et que la mort est inéluctable. Cette idée lui est insupportable, et il est prêt à croire n’importe quoi, pourvu qu’on lui promette qu’il continuera de vivre après sa mort, et qu’il retrouvera ses proches. Cet espoir est si fort qu’il ne tient aucun compte de ce fait qu’aucun « mort » n’est jamais revenu pour témoigner de ce qu’il a vu dans l’au-delà. Tout se ramène donc à ce constat : je crois parce que je veux croire. C’est évidemment absurde, presque aussi beau que le « Et mortuus est Dei Filius : credibile est quia ineptum est ; et sepultus resurrexit ; certum est quia impossibile est » (traduction : « Le fils de Dieu est mort : c’est croyable parce que c’est absurde ; et, après avoir été enseveli, il est ressuscité ; c’est certain parce que c’est impossible »). Certain parce que c’est impossible, aucun être doué de raison ne devrait gober cette ineptie et céder à ce fantasme, or rien n’y fait. Et c’est bien au nom de ce fantasme qu’on a commis tant de massacres. Le professeur Henri Laborit (on fêtera le centenaire de sa naissance le 21 novembre) avait dit, je crois, qu’au nom de l’amour de Dieu, on avait davantage tué que pour tout autre raison.

Mais ce simple constat fait horreur aux gourous des religions. C’est pourquoi les religions sont hostiles à la philosophie en général et au rationalisme en particulier, qui vous invitent à penser par vous-même et non pas en obéissant à des dogmes.

Mourez, mais vivez debout, nom de Dieu ! (Oh pardon)

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

L
Bonsoir,

Suite à votre réponse, j'ai voulu vous apporter la mienne. Je ne cherche pas à vous embeter, ni même a publier ma réponse mais juste à vous donner mon avis. Il vaut ce qu'il vaut. Je sais que vous
avez mal pris mes dernieres interventions mais il n'y avait aucune attaque contre vous ni contre vos idées. Il est vrai que souvent je fais l'avocat du diable... Je trouve votre blog très
interessant, j'y apprends beaucoup, les thèmes abordés sont interessants. Je ne voudrais pas que vous voyez en moi, une caricature de ce que les médias “progouvernementaux” présentent
souvent...


L’IVG, un assassinat ? Mais ce sont les pontes du Vatican, les assassins ! Voyez la première scène du film de Clouzot « Le corbeau » : un médecin, incarné par Pierre
Fresnay, refuse d’appliquer les recommandations de l’Église concernant les accouchements impossibles. Un pape a décrété que, si on ne peut sauver à la fois la mère et le bébé, on DOIT sacrifier la
mère ! Résultat : une morte, un orphelin et un veuf. Youpi, dans les cieux, les anges chantent en jouant de la harpe. À la longue, une famille se remet de la mort d’un nouveau-né ;
elle se remet beaucoup moins bien du décès de la mère.


Précision: Je penses que cet argument est un peu simpliste. Pour plusieurs raisons.
1) Je penses que ce n'est pas que le Vatican qui est contre l'avortement, il y a d'autres institutions ou personnes...
2) Sauf erreur, le pape que vous citez est PIE XII, sur le net, j'ai trouvé ce lien http://www.michaeljournal.org/sacrificemere.htm, c'est un peu plus nuancé cela concerne les cas d'avortement pour
les problèmes de santé de la mère. Je n'ai pas trouvé ce qui la position en cas de viol.
3) Ensuite, il faut s'interroger sur les raisons qui conduisent une femme à vouloir avorter.
1. Le viol: j'ai une tante qui a été violé jeune et mes grands parents ont voulu lui faire passer l'enfant en ne lui donnant pas à manger et en l'isolant. Solution horrible, j'imagine la souffrance
de ma tante mais aussi de mes grands parents. Confronté à un tel drame, je n'ose savoir ce que je ferai, certes l'enfant n'est pas coupable mais comment le regarder, l'accepter?
2. Les raisons de santé, mais la on s'en remet à la providence. Cela peut être contestable, je reconnais.
3. Le confort (terme excessif, mais je veux dire par la, qui s'oppose aux raisons précédentes), en gros pour une raison qui peut etre financière ou autres..., meme si celle-ci peut etre
difficile.

Voyons un peu l’aspect financier. Avant l’autorisation de l’IVG, les femmes riches allaient avorter en Suisse ou aux Pays-Bas, les femmes pauvres en étaient réduites à l’aiguille à tricoter ;
avec le sinistre cortège, souvent, de l’infection, voire de la septicémie. Combien de malheureuses sont mortes de cette façon ? Cette fois, c’était l’État, le responsable (il est vrai que
c’était sous Pétain), qui a été jusqu’à guillotiner une avorteuse, Marie-Louise Giraud. Et un avorteur, aussi, la même année 1943.

Exact, mais outre l'aspect sanitaire, il faut poser une question. Pourquoi avorter? Si c'est pour une raison “morale” (exemple fille mère) ou de confort (problème financier), peut être faudrait il
accompagner les mères financièrement à accueillir l'enfant, ou remettre les enfants à une famille en manque.



L’IVG, un assassinat du fœtus, qui serait un être humain ? Ne mélangeons pas tout, le fœtus de huit semaines est incontestablement un être VIVANT, mais pas un être HUMAIN. Les fruits, les
légumes, les œufs, sont des êtres vivants. Suis-je un assassin chaque fois que je me fais une omelette ou une salade de tomates ? Pourtant, l’œuf que je fais cuire, ou la tomate que je coupe
en morceaux, quelle horreur ! je les tue, non ?

Bonne remarque, mais qu'est ce qu'un être humain alors? Mettez vous sur le même niveau les vegetaux et le foetus?


Et puis, quand une femme fait une fausse couche, par exemple à trois ou six mois, est-ce que l’Église fait des funérailles au fœtus mort ? Je ne l’ai jamais entendu dire. On incinère le petit
corps à l’hôpital, et les parents sont libres de faire dire une messe s’ils y tiennent, mais le clergé ne se mêle pas de l’affaire. Donc, au fond, il se fiche bien que ce soit ou pas un être
humain.


La question est de savoir, ce qui est fait du foetus mort? Est ce que celui-ci est remis à la famille pour l'organisation de funérailles? Je ne sais pas. Par contre, je ne penses pas que l'Eglise
soit opposé à ce qu'on fasse une messe pour un foetus mort.


Voyons le fameux « respect des lois et des volontés de la nature », dont vous ne parlez pas, mais je sens qu’on va y venir. Ces lois-là n’ont rien à voir avec la législation, ce sont des
processus qui se déclenchent automatiquement, sans aucune intervention humaine. Pourquoi la nature serait-elle une déesse à laquelle on doit vénération et obéissance ? Elle a pas mal de fléaux
à son actif, elle aussi, et quand on peut corriger leurs effets pour le bien-être des humains, on doit le faire. Or la grossesse non désirée fait partie de ces fléaux. L’imposer à une femme, c’est
faire peu de prix de son droit à disposer de son corps.



Vrai, mais je ne sais pas si on peut dire qu'un enfant est un fléau... (quoique pour certains... ah ah ah) . Je reconnais que votre argument est juste toutefois. Maintenant, on peut s'interroger
sur la notion de “désir” et sur ces conséquences. Mais je ne suis pas philosophe...

Enfin, je ne comprends pas ce raisonnement contre le mariage homosexuel. Sur quoi fonder ce refus de donner à certains éléments de la population ce qu’on accorde librement aux autres ? Cela ne
tient pas debout. Mais ces inepties reviennent régulièrement : pour l’IVG (pourtant instaurée à l’initiative de la droite, Giscard et Simone Veil), pour la suppression de la peine de mort,
pour la dépénélisation de l’homosexualité, pour le PACS, chaque fois, on nous a prédit un effondrement de la société, qui ne s’est bien sûr jamais produit. Alors, où est la « menace pour la
famille » que constitue cette minuscule réforme du Code ? Dans moins de dix ans, chacun se sera calmé, on n’en parlera plus, on trouvera cela normal. Comme tout le monde, aujourd’hui,
trouve le PACS normal et bénéfique.

Mon avis: je regrette la méthode employée par le gouvernement sur ce sujet. L'opposition qui y est né. Mais surtout que lorsque certains disaient attention, cela va créer tel ou tel problème, la
réponse a été la suivante. Non, il n'y a pas de problème, circulez ya rien à voir. De toutes façon, vous êtes des extremistes. Il aura fallu une procédure exceptionnelle, à la va-vite. Qu'elle
drole d'avancée...
Je penses qu'on aurait pu donner des droits (à voir lesquels) mais pas utiliser le mot mariage.
On a mis une notion d'amour dans le mariage civil alors que cela est une notion religieuse. Le mariage civil n'est pas un mariage d'amour (non non, voir le code civil à ce sujet).
Il est évident que si on se dit homosexuel et que l'on a pas le même droit qu'un hétero, on est victime de discrimination. Mais on se place alors comme un consommateur de droits.
Il faut savoir que tout est discrimination, tout le monde ne peut pas devenir président, tout le monde ne peut pas devenir pilote d'avion, il y a des conditions.
Maintenant en ce qui me concerne, je penses que religieusement il serait bien d'avoir une benediction pour ceux qui le souhaite (homo ou pas).
A noter que cette notion d'homosexuel me gène, on est des être humains avec une sexualité. Et pas des homosexuels ou des héterosexuels.
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Y
J’isole votre citation « Vous dites que Dieu ne s’est jamais manifesté... Pourtant ses oeuvres sont là au quotidien, l’air, la pluie, la vie en somme ».

Voilà une tautologie de la plus belle eau ! Je résume : on commence par dire que Dieu a fait ceci ou cela, et ensuite, on y voit la preuve qu’il existe. Ben voyons. On sait que si le
melon a des tranches, c’est parce que Dieu voulait qu’il soit mangé en famille.
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Y
L’IVG, un assassinat ? Mais ce sont les pontes du Vatican, les assassins ! Voyez la première scène du film de Clouzot « Le corbeau » : un médecin, incarné par Pierre
Fresnay, refuse d’appliquer les recommandations de l’Église concernant les accouchements impossibles. Un pape a décrété que, si on ne peut sauver à la fois la mère et le bébé, on DOIT sacrifier la
mère ! Résultat : une morte, un orphelin et un veuf. Youpi, dans les cieux, les anges chantent en jouant de la harpe. À la longue, une famille se remet de la mort d’un nouveau-né ;
elle se remet beaucoup moins bien du décès de la mère.

Voyons un peu l’aspect financier. Avant l’autorisation de l’IVG, les femmes riches allaient avorter en Suisse ou aux Pays-Bas, les femmes pauvres en étaient réduites à l’aiguille à tricoter ;
avec le sinistre cortège, souvent, de l’infection, voire de la septicémie. Combien de malheureuses sont mortes de cette façon ? Cette fois, c’était l’État, le responsable (il est vrai que
c’était sous Pétain), qui a été jusqu’à guillotiner une avorteuse, Marie-Louise Giraud. Et un avorteur, aussi, la même année 1943.

L’IVG, un assassinat du fœtus, qui serait un être humain ? Ne mélangeons pas tout, le fœtus de huit semaines est incontestablement un être VIVANT, mais pas un être HUMAIN. Les fruits, les
légumes, les œufs, sont des êtres vivants. Suis-je un assassin chaque fois que je me fais une omelette ou une salade de tomates ? Pourtant, l’œuf que je fais cuire, ou la tomate que je coupe
en morceaux, quelle horreur ! je les tue, non ?

Et puis, quand une femme fait une fausse couche, par exemple à trois ou six mois, est-ce que l’Église fait des funérailles au fœtus mort ? Je ne l’ai jamais entendu dire. On incinère le petit
corps à l’hôpital, et les parents sont libres de faire dire une messe s’ils y tiennent, mais le clergé ne se mêle pas de l’affaire. Donc, au fond, il se fiche bien que ce soit ou pas un être
humain.

Voyons le fameux « respect des lois et des volontés de la nature », dont vous ne parlez pas, mais je sens qu’on va y venir. Ces lois-là n’ont rien à voir avec la législation, ce sont des
processus qui se déclenchent automatiquement, sans aucune intervention humaine. Pourquoi la nature serait-elle une déesse à laquelle on doit vénération et obéissance ? Elle a pas mal de fléaux
à son actif, elle aussi, et quand on peut corriger leurs effets pour le bien-être des humains, on doit le faire. Or la grossesse non désirée fait partie de ces fléaux. L’imposer à une femme, c’est
faire peu de prix de son droit à disposer de son corps.

Enfin, je ne comprends pas ce raisonnement contre le mariage homosexuel. Sur quoi fonder ce refus de donner à certains éléments de la population ce qu’on accorde librement aux autres ? Cela ne
tient pas debout. Mais ces inepties reviennent régulièrement : pour l’IVG (pourtant instaurée à l’initiative de la droite, Giscard et Simone Veil), pour la suppression de la peine de mort,
pour la dépénélisation de l’homosexualité, pour le PACS, chaque fois, on nous a prédit un effondrement de la société, qui ne s’est bien sûr jamais produit. Alors, où est la « menace pour la
famille » que constitue cette minuscule réforme du Code ? Dans moins de dix ans, chacun se sera calmé, on n’en parlera plus, on trouvera cela normal. Comme tout le monde, aujourd’hui,
trouve le PACS normal et bénéfique.
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L
Merci pour votre précision concernant les éléphants et la mort, je me suis laissé avoir hier par un docu à la tv et j'ai cru bon de le citer, j'ai vérifié sur wikipedia et en effet, c'est une
croyance erronée.
Pour ce qui est de l'interprétation de la citation, je reconnais que c'est moi qui cherche le sens de ce qui de prime abord est illogique.
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Y
Je n’interprète pas la citation, je lis ce qui est écrit. Si son auteur avait voulu dire autre chose, il l’aurait dit. Les mots ont un sens.

NB : on ne me coincera pas sur la Bible, que je lis tous les jours. Jésus n’a JAMAIS dit qu’il était « le fils de Dieu ». Il dit « le fils de l’Homme », ce que d’ailleurs
on n’a pas vraiment compris. Il a aussi nié être le Messie (avec ou sans majuscule), ou le Christ (même remarque, c’est un nom commun), car il n’était ni chef religieux ni chef politique. Si on
veut se référer aux titres prétendument sacrés, n’inventons pas ce qui ne s’y trouve pas.

Pour ce qui est de la logique, il n’y a pas MA logique ou VOTRE logique. Il y a LA logique tout court, et elle n’est pas interprétable. Deux plus deux ne feront jamais cinq, même si
« Dieu » en décide autrement.
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Y
Je le maintiens, car j’ai visiblement été mal compris : l’Homme est le seul à être conscient DE SA PROPRE MORT, en anticipant. Il est évident qu’un animal est conscient qu’un autre animal est
mort, mais il ne peut imaginer LA SIENNE.

Voilà pour le chien qui hurle à la mort.

En ce qui concerne les éléphants, c’est une légende, relevant d’un anthropomorphisme qui a fait les beaux jours du mauvais cinéma de Walt Disney, par exemple. Elle a été démentie par les
spécialistes de l’espèce.
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L
Je ne connaissais pas cette citation "Et mortuus est Dei Filius : credibile est quia ineptum est ; et sepultus resurrexit ; certum est quia impossibile est » (traduction : « Le fils de Dieu est
mort : c’est croyable parce que c’est absurde ; et, après avoir été enseveli, il est ressuscité ; c’est certain parce que c’est impossible »
Mais je penses qu'il faut l'interpréter autrement de ce que vous faites.
1) Il est évident que cela n'est pas logique et pourtant cela est dit. Pourquoi mettre en avant quelque chose d'illogique? Si ce n'est pour montrer que cela dépasse celle-ci... Si cela est absurde,
si cela est impossible et que je le crois et que cela est certain, et si on considère que je ne suis pas fou, c'est que cela dépasse ma raison, la raison et que cela est donc surnaturel, car Dieu
se fout de la logique et la raison... puisqu'il est tout puissant, il fait ce qu'il veut
2) Cela me fait penser au soutra du diamant zen, le bouddha n'est pas le bouddha donc c'est le bouddha. Ma Femme n'est pas ma femme c'est pour cela que je l'appelle ma femme. En gros, il faut
supprimer toutes les étiquettes. Ce point est développé par Alexandre Jollien et je vous invite à le lire.
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L
Juste une petite précision.
L'homme n'est pas le seul "animal" qui est conscience de la mort.
Les éléphants accompagnent celui qui va mourir...
Certains chiens hurlent à la mort lorsque leur maitre décède...

Après, mais c'est une question de naiveté me direz-vous... Vous dites que Dieu ne s'est jamais manifesté...
Pourtant ses oeuvres sont la au quotidien, l'air, la pluie, la vie en somme.
Vous me répondrez que rien ne prouve qu'il s'agit d'une manifestation de dieu. Soit mais rien ne prouve le contraire... et puis ce n'est pas parce que la majorité des "mortels" ne le voient pas
qu'il n'existe pas.. Peut être qu'on peut le voir si on veut le voir et si on a la bonne méthode...
Maintenant, je conçois tout à fait que l'image d'un dieu à la barbe n'est qu'une représentation...
Ensuite, les crimes commis au nom de Dieu ou des Dieux existent mais ils n'engagent que ceux qui les commettent, on pourrait mettre ne parallèle les crimes commis au nom du démon (ah oui, c'est
vrai le démon avance caché, il ne dit pas que c'est lui... = argent, vice etc...)
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