Pourquoi Paris a raté les J.O.

Publié le par Yves-André Samère

J’en parle d’autant plus volontiers que ce n’est pas d’actualité, et que je prends un malin plaisir à faire le contraire de ce que font les journalistes : courir après le scoop. Il s’agit donc des Jeux Olympiques de cette année.

On le sait, la ville de Paris était candidate pour les organiser, et cette candidature faisait figure de grande cause nationale. En France, nous n’avons que de GRANDES causes nationales, et l’idée qu’on puisse avoir de petites causes nationales ne germerait dans aucun cerveau hexagonal. De même que, chez nous, les évènements médiatisés ne le sont que sur des écrans GÉANTS, même si j’en ai connu qui se contentaient d’un écran d’un mètre vingt de largeur.

Bref, c’est Londres qui a décroché le pompon, et nous nous en réjouissons encore, rétrospectivement. Mais savez-vous comment nous avons échappé à la malédiction ? On raconte, et ce serait à vérifier – mais même si c’est faux, c’est trop beau –, que le jour où le Comité olympique international est venu à Paris faire une inspection préalable pour constater de visu les possibilités de la ville, les syndicats avaient, tout à fait par hasard, prévu une grève des transports pour vingt-quatre heures. Affolé, Bertrand Delanoë, le maire, a tenté de faire reporter la grève, mais les syndicats n’ont rien voulu savoir : c’était trop compliqué de refaire l’organisation de cette journée d’arrêt de travail, comme ils disent.

Bref, la grève a eu lieu, le Comité olympique a constaté ce que le réseau de transports parisien pouvait devenir sur un simple claquement de doigt des pontes syndicalistes, à savoir : un chaos, et il a choisi Londres !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :