Propos d’un humaniste

Publié le par Yves-André Samère

Relevé sous la plume d’un grand humaniste : « Je ne me sentais en effet pas le droit d’exterminer les hommes [... ] et de laisser grandir les enfants qui se vengeraient sur nos enfants et nos descendants. Il a fallu prendre la grave décision de faire disparaître ce peuple de la Terre ».

C’est bien vrai, ça. Quelle sagesse ! Tuer ses victimes ET leurs enfants pour éviter toutes représailles, qui n’approuverait ?

Ah oui, j’ai oublié de préciser que ces propos ont été tenus en 1943 par un certain Heinrich Himmler, l’inventeur de la « solution finale », lequel expliquait ainsi pourquoi il avait envoyé aussi les enfants juifs dans les chambres à gaz de Pologne. C’est avec des justifications de ce tonneau que le grand ami de Mitterrand, un certain René Bousquet, avait livré aux nazis, en 1942, lors de la rafle du Vél’ d’Hiv, les enfants que les groupies de son regretté Führer ne réclamaient même pas. Il avait estimé que faire tuer les parents et conserver les enfants, c’était un truc ingérable.

On trouve toujours une bonne raison.

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