Punir et dessaisir, c’est pareil

Publié le par Yves-André Samère

Isabelle Prévost-Desprez est juge. Dans un livre récent, Sarko m’a tuer, elle a fait état d’une confidence qu’aurait faite à sa greffière l’infirmière de Liliane Bettecourt, et selon laquelle tante Liliane aurait remis de l’argent à Sarkozy, mais qu’elle ne pouvait pas le dire sur procès-verbal. Autrement dit, un ragot sans la moindre preuve ; comme on le sait, en matière de justice, témoignage unique, témoignage nul.

Donc madame Prévost-Desprez a été trop bavarde, et elle a eu tort.

Par conséquent, on l’a punie. Pardon, la justice ne « punit » pas les juges, sinon le juge Burgaud serait aujourd’hui dans un cul de basse fosse (rassurez-vous, on l’a promu il y a quelques jours à la Cour de Cassation). Donc on n’a pas puni cette dame, on l’a seulement « dessaisie » dans l’affaire du Médiator.

Le rapport entre le Médiator et le financement d’un homme politique par la femme la plus riche de France saute évidemment aux yeux.

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