« Qu’est-ce que tu fais pour Noël ? » 

Publié le par Yves-André Samère

L’une des questions les plus bêtes qui se puisse poser, avec le « Tu vas où pour les vacances ? », c’est le célèbre « Qu’est-ce que tu fais pour Noël ? ».

D’abord, je ne vois pas pourquoi je devrais FAIRE quelque chose pour Noël. Et quand on me pose cette question, je FAIS l’andouille en feignant de ne pas comprendre ce qu’on attend de moi en guise de réponse. Naturellement, j’ai bien compris l’allusion au réveillon, coutume consistant à militer contre la faim dans le monde en allant se goberger dans un restaurant, où l’on vous servira des surgelés pour l’équivalent de trois mois de salaire d’un soutier tamoul (j’emploie cette expression à dessein, parce que c’est une private joke entre Didier Porte et moi, et que c’est ainsi qu’il me désigne en général). Et inutile de préciser que je ne vais nulle part pour les vacances, Paris suffisant à mon bonheur depuis toujours – bien que les mauvaises langues prétendent que j’ai mal interprété un passage dans Le petit Prince de Saint-Exupéry, où l’enfant se demande pourquoi tant de gens prennent le train : « Ils n’étaient pas bien où ils se trouvaient ? », questionne-t-il (je cite de mémoire).

Noël est l’occasion de fête la plus absurde qui soit. Le prétexte en est ridicule : commémorer la naissance, très improbable à cette époque de l’année (vous avez souvent vu des troupeaux en train de paître, dehors, la nuit, en plein hiver, comme le raconte l’évangile ?), d’un personnage dont on ne sait rien, et surtout pas s’il a seulement existé, est un acte dont la loufoquerie n’est plus à démontrer. Je sais bien que les commerçants, comme ils l’ont fait pour Halloween, ont réussi à imposer cette fête sous le prétexte qu’elle fait plaisir aux enfants, mais je connais pas mal de familles où les enfants brillent par leur absence, et où, néanmoins, on ne raterait pas cette occasion de s’offrir une indigestion, qui est le cadeau le plus répandu.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
La réponse est dans l’article. Aucune raison de « faire » quelque chose de particulier. J’attends que ça passe, comme pour une gastro.
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E
Qu'est-ce que vous faites pour Noël ?
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