Quand les ânes font de la radio

Publié le par Yves-André Samère

Deux ânes ont fait leur théâtre ce matin sur France Inter : l’invité, Pierre Moscovici, ancien ministre de l’Économie (débarqué au dernier remaniement) et ancien élève de l’ENA, et le journaliste qui pilote la matinale de cette radio durant l’été. Deux types cultivés, par conséquent. Répondant à une question d’une auditrice qui laissait supposer que Moscovici souhaitait aller gagner de l’argent dans le privé, le journaliste a évoqué cet « argument pécunier », et Moscovici a repris la bourde, sans la corriger : « argument pécunier ».

Ils sont marrants et impressionnants, ces puits de culture. Cotisons-nous vite pour leur fournir un dictionnaire à chacun. Ils y constateront que le mot pécunier n’existe pas ! Le terme correct, c’est pécuniaire.

Évidemment, les bonnes gens qui utilisent ce néologisme pensent, à tort, que pécuniaire, vu sa consonnance, est du féminin, et donc, il importerait de le masculiniser en « pécunier ». Dans ce cas, j’attends de pied ferme la même masculinisation avec nécessaire – qui est obligatoirement féminin, pas vrai ? Comme tous les adjectifs !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Je suis donc optimiste : jamais cette source ne se tarira.
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R
Merci.
Je n'en suis pas encore revenue.
J'en conclus que l'ENA enseigne la langue de bois et l'entourloupe mais pas la langue du pays que ces éminents personnages sont supposés administrer.
Je pense que votre page et en particulier son chapitre «vocabulaire à la con» n'est pas près de voir arriver sa conclusion.
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