Quand les riches s’amusent

Publié le par Yves-André Samère

Les naïfs s’étonnent, ou feignent de s’étonner, des libéralités de Mamie Zinzin à l’égard de son cher (très cher) photographe mondain. Pas moi. Suivez le guide.

D’abord, un rappel : Liliane Bettencourt n’est PAS propriétaire de sa fortune, elle n’en a que l’usufruit, et c’est sa fille Françoise qui possède tout – sans pouvoir rien vendre toutefois. Propriétés de famille, actions de L’Oréal, tout appartient à Françoise. Liliane n’a conservé que les droits de vote attachés auxdites actions, ainsi que les dividendes (les bénéfices, en clair) que L’Oréal lui rapporte. Cet argent, des sommes considérables qui tombent régulièrement, elle peut en faire ce qu’elle veut sans rendre de comptes à qui que ce soit.

Par ailleurs, tout le monde sait que, depuis la naissance de l’humanité, le principal but des parents est de pourrir la vie de leurs enfants, et celui des enfants, de le leur faire payer. Le conflit des générations a dû faire plus de victimes que les deux guerres mondiales qui ont embelli le vingtième siècle.

À partir de là, comme dirait la marionnette de Luis Fernandez aux Guignols, tout s’explique : Liliane Bettencourt n’a aucune envie que sa fille hérite des dividendes qu’elle perçoit. Conséquences, elle doit se dépêcher de les dépenser durant les quelques années qui lui restent. Et, au contraire de Lavarède qui devait faire le tour du monde avec une pièce de cinq sous, Mamie Zinzin doit trouver le moyen de claquer ce qu’elle gagne, et en temps réel de préférence.

Alors, c’est simple, on fait ou on se fait des cadeaux, 7500 euros ici (à l’UMP), un milliard là (à Banier). Ou acheter à l’autre bout du monde une île de 1,5 kilomètres carrés, complètement déserte, où n’existe aucun bistrot, et où on ne peut que s’ennuyer comme un rat mort. C’est ça, l’humour chez les riches.

« Pauvres milliardaires ! » (Capitaine Archibald Haddock, Vol 714 pour Sydney).

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

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En fait, elle a des fins de mois difficiles à l'inverse du commun des comptes en banque : "zut, je n'ai pas assez dépensé".


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