Quel « Oliver Twist » préférer ?

Publié le par Yves-André Samère

Hier soir, Arte a diffusé la seconde partie d’Oliver Twist, téléfilm de trois heures conçu à l’origine en cinq épisodes, et qui avait été diffusé à la télé britannique en 2007 – donc, pas vraiment une nouveauté. On pouvait y admirer quelques innovations que cet imbécile de Charles Dickens avait oublié d’imaginer : Oliver avait un oncle qui tentait de le faire assassiner pour que son propre héritage ne soit pas écorné ; Mr Bumble, le gérant de l’orpheninat, épousait son adjointe, qui le traitait à coups de pied dans les fesses ; Bill Sikes, après avoir tué Nancy, voyait son fantôme partout et finissait par se suicider ; et Fagin, arrêté par la police, était condamné à mort et pendu, ce qui faisait pleurer The Artful Dodger.

Ce n’est pas la première adaptation d’Oliver Twist que je vois. Il y avait eu celle de David Lean, en 1948, qui avait un peu déplu parce que la composition d’Alec Guiness en Fagin avait semblé une caricature de Juif un peu trop poussé ; cella de Polanski, en 2005, académique, incolore, inodore et sans saveur ; et surtout, la meilleure de toutes, en 1968, adaptée par Carol Reed de la comédie musicale Oliver!, sur une musique formidable de Lionel Bart, un triomphe de plusieurs années sur la scène londonienne : décors, costumes, musique, chorégraphie, interprétation, tout était admirable, et c’est, à mon avis, la seule qu’il faut voir. Elle existe en DVD. Ron Moody en Fagin et le jeune Jack Wild en Artful Dodger y étaient prodigieux.

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