Quelle justice ?

Publié le par Yves-André Samère

Elle est étrange de bout en bout, cette affaire Iacono. Le maire de Vence est faussement accusé de viol par son propre petit-fils, encore enfant. La justice gobe le bobard et envoie le grand-père en cabane. Parvenu à l’âge de 19 ans, l’accusateur prend conscience de ce qu’il a fait, avoue qu’il a menti et demande qu’on relâche son aïeul. Mais, comme le procureur ne veut rien savoir, il entame une grève de la faim pour qu’on l’écoute. Les choses en sont là.

Tout de même, rien ne va, dans cette affaire. D’abord, puisque l’accusateur a retiré sa plainte, la condamnation devrait être annulée automatiquement, et vite. Mais non, la justice ne peut s’être trompée... comme d’habitude, dira-t-on.

Ensuite, ledit accusateur est libre. Or il aurait dû, au moins, être inculpé pour faux témoignage, outrage à magistrat et entrave à l’action de la justice. Là encore, rien. Aucune poursuite contre lui.

On croit enfin savoir que le procureur têtu, comme tous les membres du Parquet, se trouve placé sous l’autorité du ministre de la Justice. Lequel n’a pas levé un doigt pour l’inciter à se remuer.

Étonnez-vous, après cela, que les Français aient une si mauvaise opinion de leur justice.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Bien sûr, que c’est compliqué. Mais est-ce une raison pour ne rien faire et laisser un innocent en taule ? On a tant fait de bruit sur la réforme de la justice ! Pourquoi pas celle-là ? Parce que
les juges et les ministres de la justice vont rarement en prison ? Et le droit de grâce du président de la République, on l’a jeté aux orties ?
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D
Il pouvait retirer sa plainte avant la condamnation de son grand-père. Après, cela devient compliqué.
Mais le procureur aurait pu au moins éviter de le remettre en prison, car c'est sa décision qui la reconduit le grand-mère en taule.
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