Quelles « révolutions » ?

Publié le par Yves-André Samère

Il n’y a pas eu de « révolution » en Tunisie. Pas davantage en Égypte. Les médias ont beau marteler, à propos de la Tunisie, des expressions comme « Révolution du jasmin » (et alors ? Ils n’ont pas de fleurs, en Égypte ?), une révolution, ce n’est pas cela. Il y a révolution quand un peuple en armes se soulève contre son gouvernement ; on assiste alors à des combats, il y a des morts de part et d’autre, et si les révoltés (pas les « révolutionnaires ») gagnent et installent un autre gouvernement, la révolution a eu lieu. C’est ce qui vient de se produire en Libye, où la révolution est avérée. En Tunisie puis en Égypte, il y a eu des manifestations. De masses, certes, mais pas un soulèvement armé. La police a réprimé, parfois durement – quoique sans l’aide si généreusement offerte par Michèle Alliot-Marie – mais les révoltés n’ont pas combattu les armes à la main.

J’ajoute que, dans les cas de la Tunisie et de l’Égypte, les dictateurs étaient des hommes âgés, probablement malades, en tout cas lâches, et que le peuple a triomphé parce qu’ils se sont enfuis. Encore cela s’est-il fait bêtement dans le cas de Moubarak, puisqu’il s’est réfugié… dans une autre région de l’Égypte, où il a été facile de le cueillir. Ben Ali a été plus finaud. Kadhafi, lui, a résisté jusqu’au bout. Je ne lui tresse pas de couronnes, je constate.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :