Qui était le responsable ?

Publié le par Yves-André Samère

Nous avons pu voir, hier à la télé, quelques images prises lors des émeutes de Sétif, le 8 mai 1945. D’après le commentaire, tout a commencé lorsqu’un jeune garçon, qui brandissait le futur drapeau algérien, aurait été abattu froidement par les forces de l’ordre envoyées par le gouvernement français.

Ce qui frappe, dans les diverses évocations qu’on fait des « évènements », c’est qu’un nom n’est JAMAIS prononcé en tant que principal responsable de ce navrant gâchis. Raisonnons froidement : les forces de l’ordre ont agi – brutalement – parce qu’on les avait envoyées sur place, avec l’instruction de cogner. On n’a jamais vu les policiers, les CRS, les gendarmes, prendre l’initiative d’une quelconque opération de ce genre. Donc il y avait, au sommet de la hiérarchie, un chef.

Et maintenant, dites-moi, qui était à la tête de la France, en mai 1945, et donc responsable de tout ce qui se passait dans le pays et ses colonies d’alors ? Cherchez bien !

Quoi ? Un certain Charles De Gaulle ? Non, vous vous trompez, c’est impossible. Jamais De Gaulle n’a gouverné la France, et surtout pas à cette époque. Je dois me tromper, puisque personne ne le cite...

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Je vais tenter de le trouver. Amazon doit l’avoir.
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L
Jean SEVILLIA (je sors du reveillon et je ne maitrise plus tout à fait le clavier...)
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L
J'ai du me tromper de bouquin, mais j'ai retrouvé le livre concerné (je ne sais pas s'il est orienté politiquement) mais si cela vous interesse il s'agit de "Historiquement correct" de Jean Sevilla
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Y
J’ai aussi le livre de François Reynaert, mais je n’ai pas trouvé l’endroit où il parle de l’Inquisition. Ce sujet ne semble pas entrer dans le cadre de son ouvrage, qui est l’Histoire de France.
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L
oui en effet, je me suis trompé de nodule.
Sinon concernant mes sources, il s'agit d'un bouquin qui s'intitule (nos ancêtres le gaulois et autres fadaises) et un autre (mais j'arrive plus à mettre la main dessus).
mais mes lectures remontent un peu et j'ai peur de dire des aneries. J'ai simplement voulu intervenir car souvent ont répete (moi aussi) des choses que l'on nous a appris mais qui ne sont pas tout
à fait fondées.
Si je me souviens bien inquisition faisait référence à un système d'enquêtes qui était plutôt garant de sécurité face au système civil en place.
En tout cas encore merci pour votre site et votre réponse.
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Y
En fait, ce n’est pas dans cette notule que je citais l’Inquisition, mais dans la précédente. Ce qui ne change rien à l’intérêt de la question, si j’ose ce mot à double sens !

1. À la première interrogation, je réponds que je vais tâcher de me renseigner sur la position actuelle du Vatican. Les erreurs reconnues par Jean-Paul II concernaient plutôt l’opinion de
l’Église catholique sur les Juifs, car il a condamné l’antisémitisme, toujours actif, notamment dans son pays d’origine ! L’Inquisition n’est plus un sujet d’actualité, aussi rien ne le
pressait.

2. Sur les plusieurs types d’Inquisition, il est probable que le traitement de ces cas était laissé à l’appréciation des évêques, comme souvent, et que le sommet de la hiérarchie évitait de trop se
compromettre. Le catholicisme concernait un grand nombre de pays...

3. Pour le nombre de victimes (inconnu, le Vatican n’ouvre pas ses archives aux historiens) comparé à celui des victimes de la Révolution française (environ cent mille, dont 16 594 guillotinés
selon Wikipedia, mais, en fait, beaucoup d’archives ont été détruites), j’ai souvent rencontré cette affirmation, mais surtout dans des journaux d’extrême droite, par exemple « Le
Crapouillot », qui avait, je crois, fait un numéro spécial sur le sujet. Si je retrouve ce texte, je le relirai et communiquerai les résultats. En tout cas, l’affirmation selon laquelle
l’Inquisition aurait fait moins de victimes que la Révolution a une origine très précise : un article signé Michel Garroté, sur le site www.dreuz.info, publié le 5 juillet de cette année,
à la suite de la diffusion sur France 2 d’une série intitulée « Inquisitio », série qui a provoqué un mini-scandale par son côté très orienté.

4. Le dernier point m’étonne un peu, mais la chose a pu être possible à certains endroits. Ne pas oublier, encore une fois, que l’Inquisition sévissait dans plusieurs pays, et que les lois locales
ne sont pas des lois universelles.
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L
bonjour,
toujours fidèle à votre blog en raison de l'intérêt que je porte aux sujets abordés ainsi qu'à l'analyse que vous faites de ceux-ci, je voudrais si possible vous donner un thème de réflexion.
L'inquisition que vous citez dans cet article.
1) Est ce certain que le Vatican actuel valide les actes de l'inquisition (moyen âge)? car je croyais que Jean Paul II avait reconnu des erreurs (il faudrait vérifier le terme)
2)J'ai lu qu'il y fallait distinguer plusieurs types d'inquisition
3) J'ai lu que l'inquisition avait fait beaucoup moins de victimes que la révolution française.
4) J'ai lu que l'inquisition était plus juste que les juridictions civiles de l'époque (qui ne prévoyait pas d'appel etc...) et que les accusés préféraient se faire juger par un tribunal
inquisitorial.
Pour ces raisons, je crains que votre dernière remarque ne s'appuie que sur une idée reçue donc j'ouvre le débat.
Merci
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