Radio : la recette du succès

Publié le par Yves-André Samère

Hier, sur France Inter, dans la très bonne émission de fin de matinée, Le septante-cinq minutes, pilotée par deux Belges spirituels et talentueux, Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek, l’invité était Dominique Besnehard, un type que j’aime bien parce qu’il s’exprime sans chichis et dit un minimum d’âneries. Malheureusement, le co-invité était Chris Esquerre. Voir plus loin.

Quelque temps, je me suis demandé pourquoi je trouvais bonne cette émission, et j’ai ensuite compris : c’est parce qu’elle n’est PAS publique ! Lorsqu’une émission se fait sans aucun public, vous n’êtes pas obligé de vous vautrer dans la démagogie afin de recueillir les applaudissements ; il n’y en aura pas. Avouez que c’est reposant pour tout le monde.

Besnehard a dit quelque chose qui va tout à fait dans le sens de ce que je pense depuis des années : lui qui a longtemps été leur agent, il déteste les artistes qui sortent d’une école de commerce. Je suppose qu’il savait que le co-invité du jour, Esquerre donc, était justement dans ce cas. Et j’ai compris pourquoi ledit Esquerre ne m’a jamais fait rire. De même que Gaspard Proust, qui a suivi le même parcours. En fait, Esquerre n’a qu’une seule qualité : lorsqu’il fait son numéro hebdomadaire dans le Grand Journal de Canal Plus, il demande qu’on ne l’applaudisse pas, car ces bravos automatiques l’horripilent et suent l’insincérité (on sait comment cela se passe : le chauffeur de salle donne le signal, et les spectateurs, en bons suivistes et comme s’ils avaient été dressés pour ça, obéissent).

Au fait, Hollande a lui aussi « fait » une école de commerce. La pire : H.E.C. ! Cela doit expliquer pourquoi il réussit aussi bien en politique...

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