Rats d’égouts

Publié le par Yves-André Samère

Vous ne me croirez peut-être pas, mais je suis loin de plaisanter. D’ailleurs, je ne plaisante jamais, on le sait bien si on me lit.

Non, je suis sérieux : depuis quelques jours, une famille qui semble immigrée, avec au moins un enfant en bas âge, passe ses nuits... dans les égouts, en plein centre de Paris. C’est à vingt mètres de mon portail, sur une avenue très passante. Je vois régulièrement, vers neuf heures du matin, l’homme qui ouvre la plaque obturant l’ouverture du souterrain, et sa femme qui en sort, avec le gosse et un ou deux sacs à dos où ils ont mis leurs affaires. De toute évidence, ils ont dormi à cet endroit.

En fait, je ne suis pas certain que ce soit un égout, c’est peut-être (je vérifierai) l’un de ces innombrables souterrains par où passent les canalisations d’eau, de gaz et d’électricité. Ces gens ont bien de la chance, ils ont au moins l’eau courante, ces sans-dents. J’espère que, contrairement à Thomas Thévenoud, aucune phobie administrative ne les empêche de payer leur loyer.

Rappelons que cela se passe en plein centre de la capitale du cinquième pays le plus riche du monde (ou le quatrième, je ne sais plus très bien). Un pays où les gens pleins aux as sont de plus en plus riches.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Sarkozy et François-Marie Banier lui ont laissé de quoi s’acheter sa baguette de pain quotidienne.
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J
Y compris ta chère Tante Liliane, non ?
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