Réparer ses erreurs

Publié le par Yves-André Samère

J’aime beaucoup George Clooney, car nous avons un point commun : tous deux, nous aimons le café. Quoique, en ce qui me concerne, c’est plutôt la glace au café qui a mes suffrages, mais enfin, on ne va pas faire le Réveillon là-dessus.

Donc, cher George, je t’adore, surtout quand tu déclares, comme tu l’as fait il y a cinq ans dans une interview pour la publicité de ton film Good night and good luck, que les citoyens de ton pays avaient au moins cette qualité : ils savent réparer très vite leurs erreurs.

Certes, certes !

Néanmoins, le reste du monde, admiratif, constate qu’après avoir vu leur armée, la plus puissante du monde, chassée du Vietnam par un peuple de paysans armés de bâtons, les États-Unis se sont à nouveau embourbés dans deux guerres, au Koweit puis en Irak (dont ils viennent de se tirer en douce, la queue entre les jambes), lesquelles guerres ne font que reproduire une situation similaire – surtout la seconde. Façon originale, donc, de « réparer ses erreurs ».

Ce n’est pas tout. Après avoir supprimé la peine de mort, que plus aucun pays civilisé au monde ne pratique, quelques États, outre-Atlantique, l’ont rétablie. Là encore, cette méthode inédite de réparation des erreurs a de quoi éblouir les ploucs qui n’ont pas le privilège d’être nés aux États-Unis.

Enfin, alors que nul ne conteste que la première élection à la Maison-Blanche de George Bush junior n’avait été acquise que par un trucage électoral (en Floride, où le gouverneur, par le plus grand des hasards, était son frère), les citoyens des États-Unis se sont empressés de réparer leur erreur en réélisant le tricheur quatre ans plus tard, cette fois sans aucune manipulation des urnes.

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