Réponse à un commentaire non validé

Publié le par Yves-André Samère

Cher monsieur, voici ce que je ne fais jamais, répondre dans un article à un commentaire, le vôtre. Or, soit ledit commentaire, relatif à ma notule d’hier à 13 heures 37, Cinéma fantôme, est un canular, ce que votre publicité insistante pour une marque de téléviseur incite à croire (jamais un vrai journaliste ne tomberait à ce niveau), soit vous êtes le vrai Laurent Callixte, et ce n’est pas moins comique, car votre réaction, envoyée dès 21 heures 38, donnerait à penser que vous avez – démarche pittoresque – cherché votre nom dans un moteur de recherches sur Internet, non sans une certaine obstination, puisque, pour avoir tenté l’expérience sur Google, j’ai pu constater que la page écrite par moi n’apparaissait qu’en soixante-quatrième position !

Je ne valide donc pas votre commentaire, car je refuse la publicité ; aussi parce que, bienveillant dans l’âme, je ne veux pas que votre logement soit encombré par les huit téléviseurs que, pour l’avoir citée HUIT FOIS, la marque vous aurait offerts à la suite de cette validation (bien que disposant, pour ma part, d’un immense appartement, vestige de la fortune acquise par ma famille entre 1940 et 1944, je ne vous propose pas de m’en refiler un : porteur de lunettes, je suis allergique à la 3D).

Passons au fond. Vous épinglez à juste titre une coquille sur l’article défini la, devenu le dans mon texte. Exécrable dactylo, je me réjouis de n’avoir fait que cette faute, corrigée depuis, et merci. En revanche, je récuse l’accusation d’avoir confondu un article rédactionnel avec un article publi-rédactionnel : relisez mon texte, il ne recèle pas cette erreur ! J’écrivais en effet que votre journal publiait « pas mal d’articles qui semblent relever du rédactionnel, c’est-à-dire du reportage pur, mais sont en fait des publicités déguisées ». C’est indéniable. Par ailleurs, la distinction que vous faites entre reportage et article me semble, aux yeux des lecteurs, aussi pertinente que celle visant le sexe des anges.

Reste ceci, que votre interlocuteur a cité une salle de cinéma disparue depuis huit ans, comme si elle existait encore. Il faut sans doute incriminer la maladie d’Alzheimer. Mais son cas semble encore bénin. Plus grave, son état l’aurait poussé à nommer le Gaumont-Palace, bien plus vaste que le Kinopanorama et le Rex réunis, et démoli trente ans plus tôt que le premier.

Ils sont admirables, les journalistes, avec leur omniscience.

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