Rétropédalage papal

Publié le par Yves-André Samère

La décision un peu saugrenue du nouveau pape de se prénommer François a vite provoqué un savoureux rétropédalage : non, il ne sera pas « François Ier », mais « François » tout court, qu’on se le dise ! Cela dit, c’est peut-être provisoire. Imaginez qu’un de ses successeurs décide de prendre le même prénom ; il faudra dès lors attribuer aux deux un numéro, et le premier deviendra ipso facto François Ier. Impossible d’y couper.

(Je vois néanmoins une solution : que le pape actuel écrive une bulle qui excommunie par avance tout pape qui déciderait de choisir ce prénom. Et Dieu sait si l’excommunication est dissuasive !)

Il est vrai que le prénom est assez connoté, comme on dit dans les milieux intellectuels. D’abord, les seuls présidents prénommés ainsi, chez nous, sont théoriquement socialistes, ce que le pape est loin d’être. Et surtout, notre roi François Ier a commencé sa brillante carrière en faisant la guerre à l’Italie (Marignan, c’est en réalité Marignano), or le pape est d’origine italienne.

On espère qu’il ne va pas exiger qu’on lui rende la Joconde !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :