Rions avec Leonarda

Publié le par Yves-André Samère

Sauf erreur de ma part (ou hypertrophie de mon ego, comme l’insinueraient certains), j’ai bien été le seul à m’étonner de ce petit fait bizarre : que la jeune Leonarda, expulsée vers le Kosovo, se plaigne de ne pas connaître la langue du pays, alors qu’elle était censée l’avoir quitté (le pays, pas la langue, sinon j’aurais mis au féminin ce participe passé) à l’âge de dix ans. Avec ma bienveillance coutumière, j’avais suggéré qu’elle pouvait bien être un peu menteuse, mais, de ma part, ce n’était pas dit sérieusement. Une créature du sexe féminin qui ment ? Invraisemblable !

On a su hier soir que la vérité était beaucoup plus rigolote : le père avait tout inventé ! S’il est bien originaire du Kosovo, le reste de sa famille est italien. Et tous ses papiers étaient faux, achetés à Paris. Leonarda (DiCapria, puisqu’elle est italienne ?) ne le savait pas ?

Il s’ensuit que toutes les personnes bien intentionnées qui se sont enflammées hier, et auxquelles ce détail n’a pas mis la puce à l’oreille, ont bonne mine. Pourtant, il s’en serait fallu de peu. Par exemple, qu’elles fassent fonctionner leurs petites cellules grises...

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Bon. Tout le monde ment, pas la peine de stigmatiser une catégorie de notre population qui, si je ne m'abuse, est majoritaire.
Bientôt à cause de vous je vais être obligée de me promener seins nus, une couronne de fleurs sur la tête et avec une fausse barbe. Pour lutter contre les préjugés phallocrates.
Répondre