Rire sur France Inter - 17

Publié le par Yves-André Samère

Parti pour faire sur France Inter un intérim de quelques mois en remplacement de Laurence Boccolini, son remplaçant (au pied levé) Stéphane Bern réussit à tenir dix saisons et demie : du 28 février 2000 à fin juin 2011. Sur cette radio, seul Le masque et la plume subsiste depuis plus longtemps, mais les animateurs ont changé, le meilleur ayant été Pierre Bouteiller, auquel succéda hélas Jérôme Garcin.

En presque onze ans, Bern a su renouveler fréquemment les participants de son émission Le Fou du Roi, qui étaient généralement bons. Les mauvais s’en allèrent très vite, comme Thomas N’Gijol, qui ne faisait rire personne et ne tint pas plus de trois mois. Mais enfin, il y eut bien quelques brouilles, comme celle avec Stéphane Guillon. En effet, Guillon vit avec Muriel Cousin, qu’il a rencontrée... dans une émission de Bern sur Canal Plus, où elle faisait une chronique de potiche. Bern l’a ensuite fait entrer à France Inter, au Fou du Roi, où mademoiselle Cousin officiait aussi. Or ses prétentions à tout savoir de la psychanalyse agaçaient le public, et Bern a décidé de se priver de ses services. Irrité de voir sa compagne sacquée, Guillon est parti avec elle, et depuis, ne cesse de dénigrer Bern, qui l’a tout de même fait débuter. Il a d’ailleurs peu perdu au change, puisqu’il a obtenu trois chroniques hebdomadaires sur la même antenne, à huit heures moins cinq – les deux autres billets de la semaine étant tenus par Didier Porte et François Morel –, or c’est l’heure de la plus grande écoute des radios.

Stéphane Bern a beaucoup changé, et vite : arrivé avec cette tare d’avoir présenté une émission de mondanités sur Télé-Poubelle – et moi-même, j’avais pas mal de préventions contre lui au début –, il avait en outre ce défaut de n’avoir pas compris qu’il faisait désormais de la radio, et venait travailler en costume-cravate, les cheveux calamistrés comme à la télé. Mais, au bout de quelques semaines, il s’est mis au diapason, et a donné libre cours à sa vraie nature, qu’il a définie ainsi : « J’adore faire le con ! »

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