Roulée, la Joconde !

Publié le par Yves-André Samère

Être réveillé par une ânerie qui vous tombe dans les conduits auditifs sur le coup de huit heures, il n’y a que ça de vrai ! Ce matin, France Inter s’en est chargée, avec son brio habituel.

En effet, aujourd’hui est le centième anniversaire du vol de la Joconde, au Louvre. Un ouvrier italien, Vincenzo Peruggia, qui travaillait à la pose d’une vitre destinée à protéger le tableau, sans doute mal renseigné (il écoutait France Inter ?), avait voulu, dit-on, « restituer à l’Italie » le tableau de Léonard de Vinci, pour se venger de tous les vols commis par Napoléon en Italie. Il ignorait certainement que François Ier, qui vénérait le peintre, l’avait fait venir en France, l’avait richement logé, le visitait fréquemment, et que Léonard, mort en France, y est inhumé. Bien entendu, il avait acheté la Joconde, qui n’a ainsi jamais été « volée à l’Italie » !

Il s’est donc trouvé, ce matin, une journaliste-sic pour nous décrire le mauvais coup de Peruggia : il avait, dit-elle, simplement décroché le tableau, l’avait « roulé sous sa veste », puis était parti tranquillement.

Certes, certes, un ouvrier est censé être adroit de ses mains. Mais s’avérer capable de rouler un tableau peint, non pas sur une toile, mais sur un panneau de bois, c’est très fort ! Il fallait être journaliste à France Inter pour trouver cela.

(En réalité, Peruggia avait simplement enveloppé le tableau dans sa veste de travail, et pas roulé du tout. Il l’a gardé deux ans, sous son lit, avant de se faire prendre. C’est France Inter qui roule ses auditeurs en employant des imbéciles)

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

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Comme je suis plus matinale que vous, mon café a failli prendre une "fausse route", devant la découverte que la Joconde était peinte sur toile.


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