S’avérer étudiant

Publié le par Yves-André Samère

La SNCF multiplie les communiqués à la radio, histoire de compenser un peu la grève qu’elle fait en ce moment. Teneur du communiqué : nous mettons un badge spécial, une sorte de laissez-passer, à la disposition des « étudiants » qui vont passer le bac.

Mille regrets, chère société nationale des chemins de traverse français, mais ton vocabulaire a des lacunes. Les candidats au bac ne sont pas des étudiants ! On ne devient étudiant que lorsqu’on est entré en faculté. Avant le bac, on est simplement lycéen. Vous caressez les potaches dans le sens du poil, ou vous ignorez le sens des mots ?

Et France Inter ? Je l’oublie ? Non. Ce matin, pendant la revue de presse, on a entendu l’ineffable Bruno Duvic parlant d’une hypothèse qui « s’est avérée exacte ». Ah le beau pléonasme que voilà, Duvic est passé par là ! Cher cancre radiophonique, le mot avéré signifie « qui s’est révélé exact », comme l’indique son radical ver, qui devrait te mettre sur la voie, puisqu’il est aussi celui de vérité. En un mot, une hypothèse s’avère quand elle se révèle vraie, inutile d’en rajouter une louche, et l’on pouvait dire qu’elle se RÉVÉLAIT exacte  (je me tords de rire quand j’entends un blaireau affirmer que telle idée « s’est avérée fausse ». Là, c’est s’avérer inculte, tout simplement).

Dans le même ordre d’idées, relevé aussi, à onze heures moins cinq, le plaidoyer de cet ahuri qui, parlant d’une affaire d’euthanasie, a mentionné « la médicalisation médicalisée » de l’action des médecins. Évidemment.

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