Sachez fonder une dictature !

Publié le par Yves-André Samère

Même si Staline et Mao ont fait encore plus de dégâts qu’Hitler (je ne parle que du nombre de victimes), cela ne suffit pas à mettre nazisme et communisme dans le même sac.

Le nazisme était une théorie construite sur des inepties, sorties de cerveaux antiscientifiques. Hitler, par exemple, croyait dur comme fer que la Terre était creuse et que le Soleil se trouvait à l’intérieur, en son centre. Un livre, La Terre creuse, qui illustrait cette thèse loufoque, a d’ailleurs été publié en 1969 par un certain Raymond Bernard, pseudo qui cachait sans doute le nom de Walter Siegmeister, mort en 1965 – un Juif russe né à New York en 1901. Inutile de préciser que je l’ai lu, et que l’auteur n’explique pas comment une étoile de cette taille pouvait exister, comment elle avait pu arriver là, ni comment la Terre n’explosait pas avec un pareil brûlot en son sein...

Le communisme, tout au contraire, se fondait sur les travaux d’un philosophe tout à fait honorable, Karl Marx, un peu dépassé aujourd’hui, mais qui ne fut évidemment pas responsable des atrocités commises en son nom. Mort à Londres en 1883 (il y est enterré), il n’a jamais eu aucun rapport avec Lénine ou Staline ! Du reste, quand Staline est né, Marx était mort depuis cinq ans...

Or, en dépit de ces points de départ complètement différents, nazisme et communisme sont arrivés à produire des régimes politiques qui ne sont pas totalement dissemblables. Pourquoi ? Parce que l’un et l’autre ont cru bon de s’appuyer sur une monstruosité politique, le régime du parti unique. Lequel n’autorise aucune contestation du Pouvoir. Dès lors, l’instauration d’une dictature sanglante est automatique.

L’illustration de ce point est toujours en vigueur. En Chine, à Cuba, en Corée du Nord, mais aussi dans la plupart des pays africains. Les chefs d’État africains, dont certains ne manquaient pas d’intelligence, sont quasi-unanimement tombés dans ce piège. Très peu, comme Senghor, ont échappé à la tentation.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D

Autrement dit, il y a une grande différence entre la théorie et la pratique !


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Y

Je ne crois pas que Marx prêchait une révolution violente. Il n’a jamais, à ma connaissance, préconisé la destruction, par le massacre, des classes sociales autres que le prolétariat. Ces
exterminations ont été l’œuvre de Lénine, puis de Staline, qui, dans leur rage de fabriquer un prolétariat au sein d’un pays qui n’avait jamais été peuplé que d’agriculteurs, ont planifié
l’industrialisation rapide de la Russie. Et comme les paysans ne se précipitaient pas en foule dans les usines, ils ont organisé une famine afin de faire mourir les récalcitrants. Résultat :
trois millions de morts. Impossible de croire que Marx voulait cela. Simplement, il n’avait pas prévu que ses théories seraient appliquées par des fanatiques monstrueux et sans scrupules.


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Y

Je mettrai un bémol à ce commentaire sur l'histoire du christianisme. Les maximes citées sont censées avoir été dites par Jésus (ça reste à prouver), or Jésus n’est PAS le créateur du
christianisme, il n’a nulle part prétendu fonder une religion. Le christianisme est l’œuvre de Paul de Tarse. Et les atrocités qui ont suivi sont dues aux pontes du Vatican, qui se réclament de
Jésus mais ne suivent en rien sa philosophie, bien qu’ils prétendent le contraire.


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