« Saints », mais pourquoi et comment ?

Publié le par Yves-André Samère

Des quatre évangiles canoniques, c’est-à-dire approuvés par le Vatican, aucun n’a été écrit par un disciple de Jésus, puisque les premiers textes n’ont commencé à être rédigés qu’après l’an 70, au mieux. Il n’a existé aucun disciple prénommé Marc ; Jean ne pouvait être l’apôtre Jean, qui était illettré, complètement incapable de produire un texte du style de « son » évangile ; et Luc, qui écrit à la première personne en s’adressant à un ami nommé Timothée, ne prétend pas avoir connu Jésus : on pense que c’était un médecin, compagnon de Saül, alias Paul, qui n’avait pas non plus rencontré le supposé messie. De Mathieu, on ne sait rien, mais les spécialistes de l’analyse des textes bibliques sont quasiment certains que les deux premiers évangiles écrits, ceux de Marc et de Mathieu, dérivent d’un troisième texte qui est perdu, la « source Q » (cette lettre est l’initiale du mot allemand Quelle, qui signifie justement source), et dont on ne sait rien.

L’étrange de tout cela, c’est que l’Église a cru devoir canoniser ces quatre auteurs dont trois sont donc inconnus : peut-on être « saint » dans de telles conditions, surtout sachant que, en principe, le tribunal qui prononce la canonisation doit avoir trouvé deux miracles attribués aux personnages ?

Rappelons au passage que le récent canonisé Jean-Paul II n’a aucun miracle à son actif, et qu’on s’est battu les flancs pour dénicher une malade qui aurait été guérie... en le voyant à la télévision ! À ce compte-là, pourquoi ne pas déclarer sainte la télé elle-même ? Elle accomplit bien d’autres miracles, par exemple en fabriquant des vedettes avec une poignée de décérébrés débitant des sottises dans un vocabulaire ultra-restreint.

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