Salve, Césars

Publié le par Yves-André Samère

Triste chose que cette soirée des Césars, au Châtelet. Comme Canal Plus parraine toutes les manifestations sur le cinéma, on avait ressorti le navrant Laurent Weill de la poussière, individu dont il faudrait vraiment que j’écrive un jour tout le bien que je pense de lui.

Ce soir, le premier interviewé par Laurent le Mirifique a été Pierre Deladonchamps. Marrant, je ne l’ai pas reconnu, car il était habillé, et c’est la toute première fois que je le voyais dans cette tenue insolite. En effet, il était le personnage principal de L’inconnu du lac, d’Alain Guiraudie, film nudiste cent pour cent homosexuel, et il y était entièrement nu du début à la fin.

Il paraît que le film a enthousiasmé tout le monde. Moi, je l’ai trouvé passablement hypocrite, car il fournissait au public gay une bonne occasion de se rincer l’œil sous un prétexte culturel. Le film était d’ailleurs bien fait, avec pour lui une atmosphère assez lourde et un scénario pas idiot, mais très orienté, disons...

Précisons qu’on n’y voyait pas l’ombre d’une femme. Pour faire pendant au film de George Cukor The women, sorti en 1939 et qui ne comportait aucun acteur masculin ? Cukor aussi était homosexuel, mais il préférait filmer les femmes. Bizarre, ce Cukor.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
J’ai vu le film, et je me souviens du personnage, qui revient plusieurs fois.

Ton cousin, qui a fait beaucoup de télé et trois films de cinéma, j’ai dû le voir dans « La maison » et dans « Cortex » – deux mauvais films, soit dit en passant. Pas de
chance !
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D
Si tu as vu le film, tu regarderas la distribution, et tu y verras un certain Mathieu Vervisch. Il joue le rôle de l'homosexuel qui se balade souvent le sexe à la main en recherche d'une aventure.
C'est mon cousin !! J'ai vu le film en grande partie parce que je voulais voir sa performance, car je pense sinon que je ne serais jamais allé voir ce film, et j'ai été impressionné.
Voilà pour l'anecdote !
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Y
En tout cas, le jury professionnel des Césars n’en a récompensé aucun. Le film de Gallienne, qui a ramassé cinq prix, n’est pas vraiment un film sur ce thème, en dépit de ce qu’on a dit, puisque le
cher Guillaume n’est PAS homosexuel !
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D
Peut-être que je me trompe, mais j'ai l'impression que les critiques étaient obligés de dire du bien de ce film, à cause de l'air du temps, en pleine polémique sur le mariage homosexuel.
Car si on n'aime pas, c'est que l'on est homophobe, pire péché dans ce microcosme !
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