Scoops ?

Publié le par Yves-André Samère

Le pire travers du journaliste, et je suis heureux de ne pas faire partie de la corporation, c’est cette obsession du scoop. Elle me semble relever de ces concours qui ont lieu dans les cours d’école – de garçons uniquement. Il ne s’agit que de passer avant tous les autres, d’être le plus fort, le plus rapide, le plus... tout ce que vous voulez.

Vous allez me dire que, moi aussi, je joue à ça. Mais moi, justement, je joue, et ouvertement ; je n’imagine pas être le meilleur, pour avoir fait une blague ou une annonce avant les Guignols ou « Le Canard ». Puisque, au fond, je m’en fiche et n’ai rien à gagner. Si mes deux ou trois (millions de) lecteurs veulent bien sourire un moment en ma compagnie, cela me suffit, je ne gagnerai jamais un centime avec mes petits écrits, et je n’emporterai pas mes pseudo-scoops dans la tombe.

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