Se marier et procréer

Publié le par Yves-André Samère

Ce matin dans les radios, annonce que le gouvernement examinerait aujourd’hui le projet de loi sur le mariage pour tous, improprement appelé « mariage gay » par les gens qui ne réfléchissent qu’une fois par semaine. Gros bémol, Hollande a donné son aval au mariage, mais pas à la procréation médicalement assistée. Autrement dit, les couples homosexuels qui désirent un enfant ne pourront pas, légalement, faire appel à un médecin pour qu’il s’occupe des détails de l’opération d’insémination. Ils iront en... Hollande ?

Notez que, si je me fiche éperdument du mariage des homosexuels – comme de toute forme de mariage –, tout en admettant que la perspective de sa légalisation, au fond, est plutôt un bien pour les gens qui tiennent à se mettre la corde au cou (le suicide et les pratiques masochistes ne sont pas interdits, en France, me semble-t-il), je trouverais un peu fort que l’État se mêle de procurer des enfants, même par médecine interposée, à des couples en mal de progéniture : ce n’est pas le rôle de l’État que de satisfaire les désirs des gens ; qu’il commence déjà par les protéger. Et s’ils ne peuvent pas procréer, c’est bien dommage, mais cela ne concerne qu’eux, pas la collectivité : nul n’est jamais mort d’une frustration comme  celle de ne pas avoir eu d’enfants.

Or on apprend, en lisant « Le Canard enchaîné » de ce jour, qu’en fait, Hollande et ses groupies nous ont roulés dans la farine : la procréation médicalement assistée est bien dans leurs projets, mais on a décidé de ne pas l’annoncer en même temps que le projet de la légalisation du mariage. Pourquoi ? Parce qu’il ne faut pas trop secouer l’opposition politique et religieuse, et que la pilule – si j’ose dire – passera mieux en la faisant absorber en deux fois (ce qui, pour une pilule, est un procédé nouveau, ça marche mieux avec les gouttes). Bref, en haut lieu, on va tout simplement faire semblant d’y aller mollo : aujourd’hui, le mariage, et la « loi complémentaire » (sic), dans un an.

Les députés socialistes, dociles comme naguère les godillots du Général, ont accepté et mis tout ça dans leur poche avec leur mouchoir par-dessus. Ils attendront un peu avant de présenter un amendement complétant le projet actuel. C’est bien, d’avoir le petit doigt sur la couture du pantalon.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Acheter en Inde quelques héritiers de plus ? Que dirait mon fils unique si je lui donne des sœurs parasites ? Il a droit à toute mon immense fortune. Normal, c’est un garçon !
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Y
En tout cas, légalement, il n’existe pas de « droit à l’enfant ». Confirmé par le ministre de la Justice en personne sur France Inter le 8 novembre. Je la remplace quand elle veut.
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D
Le désir d'enfant me rend perplexe. Bien sûr, j'ai été harcelée par tout le monde : alors, quand nous fais-tu un bébé ? Je m'en foutais. Littéralement.<br /> Alors, vouloir un enfant, pour des homosexuels, malgré des obstacles évidents, contrairement aux miens qui n'étaient "que" physiologiques... cela me semble baroque.<br /> Cela me rappelle une jeune femme enceinte (de son mari) : alors, c'est un garçon ou une fille ? Je ne sais pas encore. Mais si c'est une fille, j'en ferai un autre. Si c'est un garçon, j'arrête<br /> là.<br /> Mais pourquoi donc, c'est si grave, une fille ?<br /> C'est pour le nom, voyons.<br /> Le nom de son mari était "Bertrand".<br /> Penchons-nous sur l'instinct maternel. Il y a autant de choses à dire !
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D
On ne peut pas dire qu'on ne l'avait pas vu venir!<br /> Vous verrez que la prochaine étape sera l'encadrement du recours aux mères porteuses.<br /> En réalité tout cela se pratique déjà.Il ne reste plus qu'à mettre ces pratiques dans le cadre d'une loi et voilà!<br /> Vous pourrez aller acheter en Inde vos prochains héritiers.(que je plains de tout mon coeur.)
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