Servat-rien

Publié le par Yves-André Samère

Il y a, dans l’émission de cette pauvre Isabelle Giordano, une belle brochette de zozos qui font office de chroniqueurs. Je ne reviens pas sur Marie Colmant, qui devrait s’écouter parler, au moins une fois, pour constater qu’elle ferait mieux de se borner à écrire dans « Télérama ». Mais du moins, Marie Colmant, si elle se contente de piller Internet et d’en extraire une moyenne de quatre potins pour composer sa chronique (et de préférence avec une semaine de retard), possède une certaine intelligence que je ne lui conteste pas.

Non, le pire de cette bande de bras cassés, vous avez dû vous en rendre compte sans moi, c’est le dénommé Henri-Jean Servat, pantin mondain, grand distillateur de ragots fondés sur des tuyaux crevés. Pour vous donner un exemple, il croit qu’un pacemaker est un peacemaker ! Des échotiers mondains, il y en a eu de talentueux, par exemple Jacques Chazot, qui était aussi un homme de cœur, ce que peu de gens savaient. Mais Servat réussit ce mélange qui garantit le succès à la radio : l’incompétence alliée à la muflerie. Aujourd’hui, il s’était mis en tête de se payer Kim Novak, laquelle se serait plainte de ce que la musique du film The artist utilise celle de Bernard Herrmann, composée pour le film d’Hitchcock Vertigo – détail parfaitement exact, et que j’ai signalé dans ma notule sur ce film dont on parle tant actuellement, sur le thème « Jean Dujardin décrochera-t-il un Oscar ? », grave question qui, je l’avoue, m’empêche de dormir. Kim Novak a eu l’élégance de prendre la défense d’un film dont elle était la vedette mais dont le réalisateur n’a cessé, ensuite, de la dénigrer, comme il l’a fait avec toutes ses vedettes féminines une fois qu’il ne les utilisait plus (Grace Kelly exceptée).

Bref, Servat, après deux ou trois plaisanteries lourdingues sur le compte de Kim Novak, se farcit Bernard Hermann, prétendant qu’il a pompé la musique de Vertigo, sublime, sur Roméo et Isolde [sic] de Wagner [re-sic]. Mais non, voyons, il avait pompé Tristan et Juliette, de Tchaïkowsky, tout le monde le sait !

À ce stade, je lance un appel, comme disent les naïfs qu’on invite pour l’unique fois à la télé ou à la radio : je vous préviens, mesdames et messieurs qui faites les malins sans en avoir les capacités, sous le prétexte qu’on vous a invités à postillonner dans un micro, Bernard Herrmann est le plus grand musicien de l’histoire du cinéma, il a commencé avec Citizen Kane pour finir avec Taxi driver, il ne pastichait que ses propres compositions, et le premier qui dit un seul mot contre lui aura affaire à moi.

Sur Servat, je me contente de marcher, en commençant par le pied gauche. Ça me portera bonheur.

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N
Quel plaisir de voir un peu de bile déversée sur cette bouse infâme :)
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O
merci
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